Le Christ est nourriture profonde

Chers amis,

Que le message de Jésus de l’Evangile d’hier et d’aujourd’hui est difficile à comprendre pour les Juifs du temps de Jésus, et même pour nous encore.
Lorsque le Seigneur parle de manger sa chair, il parle de son corps, de son vrai corps, il parle de sa vie et de tout son être.
Communier au corps et au sang du Christ, c’est communier à sa vie. Les chrétiens ne sont pas anthropophages, ils communient à la vie du Christ. La réalité n’est pas une réalité matérielle, c’est une réalité qui nous dépasse infiniment puisque nous communions au corps glorieux du Christ et donc c’est toute sa vie qui nous est offerte.
Communier au corps du Christ c’est donc recevoir tout ce qu’il est et l’Evangile nous aide à comprendre qui est Jésus.
Communier à la vie du Christ, c’est recevoir cette vie en exemple, exemple d’une vie cachée, humble, à l’écoute, obéissante, une vie de travail et d’humilité.
Communier c’est, comme Jésus faire l’unité, comme lui a fait l’unité entre ses apôtres ; c’est transmettre la vie de Dieu, accueillir, sauver, aimer. Ainsi nous participons à la vie du Christ que nous recevons dans l’Eucharistie, en faisant l’unité autour de nous, en aimant, en accueillant comme le Christ, en pardonnant et en vivant notre mission, la mission à laquelle Dieu nous appelle, notre vocation.
Communier c’est donc à la fois vivre de la vie du Christ et laisser le Christ vivre en nous, que nous puissions dire comme St Paul « ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi ».
Communier à la vie du Christ, c’est suivre son exemple dans le travail, dans la famille, dans l’annonce de l’Évangile, dans le service des sœurs et frères.
Ayons à cœur de vivre de sa vie, ayons à cœur de le prier fréquemment pour mieux connaître sa volonté sur nous, pour mieux connaître comment nous devons servir, comment nous devons accomplir notre mission, simplement comment nous devons aimer, pour devenir des hommes et des femmes « eucharistiques ».
« L’Eucharistie reste un « signe de contradiction » et il ne peut pas en être autrement, parce qu’un dieu qui prend chair et se sacrifie pour la vie du monde provoque une crise dans la sagesse des hommes » (Pape Benoît XVI)
Alors bien sûr, Jésus Lui-même nous dit que ces paroles sont dures et exigeantes, elles choquent, elles font peur et beaucoup fuient, renoncent, abandonnent, mais Jésus nous montre qu’il est un homme libre, il n’est pas venu pour plaire, recueillir nos suffrages, pour être élu ou faires millions de vues ou de likes sur les réseaux sociaux, il est venu pour nous aimer, pour nous sauver pour nous dire la vérité, la fiabilité, la solidité du message de la Bonne Nouvelle. Et il accomplit sa mission même si certains voire beaucoup ne sont pas d’accord.
C’est tellement bon de rencontrer des hommes et des femmes qui ne parlent pas uniquement pour se faire valoir ou se faire aimer, mais qui parlent au nom de la vérité pour nous aimer, pour nous aider, parfois sans retour. Oui, Jésus est exigeant, mais on a rien sans rien et pour atteindre les sommets, ne faut-il pas se préparer, suer, former une équipe et se mettre en route.
Toutes les grandes joies ont aussi de grandes exigences. Avoir un enfant est peut-être la plus grande joie qui nous être donnée mais c’est aussi très exigeant, comme se marier ou se consacrer au Seigneur. Avoir un métier passionnant est aussi très exigeant et demande beaucoup de travail et de gros efforts.
Alors bien évidemment le bonheur éternel réclame de grandes exigences. Les efforts et les exigences dont nous parle Jésus sont pourtant si faciles car il ne nous demande pas de gros sacrifices, juste de nous laisser faire, de renoncer à notre volonté propre et d’entrer dans son projet d’amour, de renoncer à vouloir tout diriger et nous laisser ressusciter.
Il nous suffit d’entrer dans la simplicité de son enseignement, dans la simplicités des moyens qu’il propose, et l’un des moyens est l’Eucharistie sous la forme du pain et du vin, c’est accepter qu’il se donne à nous si pauvrement.
Accueillons la simplicité de Dieu, la simplicité de l’Eucharistie, la simplicité de l’eau du baptême, la simplicité de l’amour et de la vérité.
C’est par cette simplicité que Dieu veut se donner. Accueillons cette simplicité et cette humilité et c’est très exigeant d’accepter d’être simple et humble en vérité.
« « Voulez-vous partir vous aussi ? » Cette inquiétante provocation retentit dans le cœur, et attend une réponse personnelle de chacun de nous » (Pape Benoît XVI)

Nous te rendons grâce pour ce magnifique don de ta présence dans l’Eucharistie. Quelle joie de pouvoir te recevoir au moment de la communion ! Tu nous offres ton Corps et ton Sang, c’est-à-dire toute ta personne et toute ta vie, comme nourriture spirituelle pour notre âme. Communier, c’est déjà entrer dans la vie éternelle avec toi puisque la vie éternelle, c’est être avec toi.
Nous voulons renouveler chaque jour, avec simplicité et humilité, toute notre foi en ce grand mystère de l’Eucharistie en en confessant avec St Pierre : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » Nous sommes pécheurs et nous avons tant besoin de toi Seigneur.

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

D’après des méditations de Mgr Emmanuel Gobillard sur RCF

CHANT

Amour parfait

Amour parfait, amour donné pour moi, pour moi
J’étais perdu, Tu es venu pour moi, pour moi

Tu as brisé les murailles Gravi les montagnes pour me retrouver
Tu as sacrifié Ta vie Tu as payé le prix pour me retrouver

Quel amour parfait !

Amour de Dieu, venu des Cieux pour moi, pour moi
Tu T’es offert, Tu as souffert pour moi, pour moi

Grâce infinie qui restaure ma vie Viens vivre en moi
Amour parfait qui vient me relever Viens sauve-moi

Quel amour parfait !

PREMIERE LECTURE

« L’Église se construisait, réconfortée par l’Esprit Saint » (Ac 9, 31-42)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Face à ce geste prodigieux de Jésus qui, avec cinq pains et deux poissons, nourrit des milliers de personnes, tous l’acclament et veulent le porter en triomphe, le faire roi. Mais quand il explique lui-même que ce geste est le signe de son sacrifice, c’est-à-dire du don de sa vie, de sa chair et de son sang, et que celui qui veut le suivre doit L’assimiler, assimiler son humanité donnée pour Dieu et pour les autres, alors cela ne plaît pas, ce Jésus nous met en crise. Nous devons d’ailleurs nous préoccuper s’il ne nous met pas en crise, car nous avons peut-être édulcoré son message! Et demandons la grâce de nous laisser provoquer et convertir par ses «paroles de vie éternelle». (Angelus, 22 août 2021)En ces jours-là,
l’Église était en paix
dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ;
elle se construisait
et elle marchait dans la crainte du Seigneur ;
réconfortée par l’Esprit Saint,
elle se multipliait.
Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays,
se rendit aussi chez les fidèles qui habitaient Lod.
Il y trouva un homme du nom d’Énéas,
alité depuis huit ans parce qu’il était paralysé.
Pierre lui dit :
« Énéas, Jésus Christ te guérit,
lève-toi et fais ton lit toi-même. »
Et aussitôt il se leva.
Alors tous les habitants de Lod et de la plaine de Sarone
purent le voir,
et ils se convertirent en se tournant vers le Seigneur.
Il y avait aussi à Jaffa
une femme disciple du Seigneur nommée Tabitha,
ce qui se traduit : Dorcas (c’est-à-dire : Gazelle).
Elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait.
Or, il arriva en ces jours-là
qu’elle tomba malade et qu’elle mourut.
Après la toilette funèbre,
on la déposa dans la chambre haute.
Comme Lod est près de Jaffa,
les disciples, apprenant que Pierre s’y trouvait,
lui envoyèrent deux hommes avec cet appel :
« Viens chez nous sans tarder. »
Pierre se mit en route avec eux.
À son arrivée on le fit monter à la chambre haute.
Toutes les veuves en larmes s’approchèrent de lui ;
elles lui montraient les tuniques et les manteaux
confectionnés par Dorcas
quand celle-ci était avec elles.
Pierre mit tout le monde dehors ;
il se mit à genoux et pria ;
puis il se tourna vers le corps, et il dit :
« Tabitha, lève-toi ! »
Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre,
elle se redressa et s’assit.
Pierre, lui donnant la main, la fit lever.
Puis il appela les fidèles et les veuves
et la leur présenta vivante.
La chose fut connue dans toute la ville de Jaffa,
et beaucoup crurent au Seigneur.

Parole du Seigneur.

EVANGILE

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-69)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean

En ce temps là, Jésus disait à ses disciples,
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.
Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »
Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ?
Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !…
C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Homélie du Père Maximin Noudehou sur la première lecture

« L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait. »

Dans les persécutions comme dans la paix, l’édification de l’Église se poursuit sous la mouvance de l’Esprit Saint. Ainsi, les persécutions ne constituent pas, a priori, un danger pour l’Église et la paix n’est pas, forcément non plus, une opportunité. C’est la disponibilité à l’œuvre de l’Esprit qui favorise la prospérité de l’Église. Elle s’exprime par la crainte de Dieu et la richesse du cœur, comme en témoigne la vie de Tabitha : « Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur nommée Tabitha, ce qui se traduit : Dorcas (c’est-à-dire : Gazelle). Elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait. »

Nous sommes donc invités à tenir, également, en haute estime cette richesse de Tabitha. À cela s’ajoute le zèle apostolique si manifeste dans le ministère de Pierre, particulièrement, à Lod et à Jaffa. En guérissant Énéas et en ramenant Tabitha à la vie, il manifestait la puissance active du Nom de Jésus. Pour ces miracles, la foi sereine et inébranlable de Pierre s’est accompagnée d’une prière humble et discrète. Ce sont, là, autant de vertus que nous avons à demander pour nous-mêmes, pour nos communautés ecclésiales et pour les pasteurs de l’Église.
La force d’une prière est dans l’acte de foi et non dans les vociférations et gesticulations.
Dans quelle attitude intérieure pries-tu ?

Ô Christ Ressuscité, en toute circonstance, donne-nous de porter le souci de la croissance de l’Église, signe de ta présence au cœur du monde.

Paroles du Pape François

Face à ce geste prodigieux de Jésus qui, avec cinq pains et deux poissons, nourrit des milliers de personnes, tous l’acclament et veulent le porter en triomphe, le faire roi. Mais quand il explique lui-même que ce geste est le signe de son sacrifice, c’est-à-dire du don de sa vie, de sa chair et de son sang, et que celui qui veut le suivre doit L’assimiler, assimiler son humanité donnée pour Dieu et pour les autres, alors cela ne plaît pas, ce Jésus nous met en crise. Nous devons d’ailleurs nous préoccuper s’il ne nous met pas en crise, car nous avons peut-être édulcoré son message! Et demandons la grâce de nous laisser provoquer et convertir par ses «paroles de vie éternelle». 

Pape François, Angelus, 22 août 2021, Source : https://www.vaticannews.va/

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur. et donne la paix à notre temps: soutenus par ta miséricorde, nous serons libérés de tout péché, à l’abri de toute épreuve, nous qui attendons que se réalise cette bienheureuse espérance: l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie

Je vous salue, Marie, pleine de grâce(s) ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

Prière à Joseph

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblée.
Le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux.
Tu es béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni.
Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu,
prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours
et daigne nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.

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