Ouvre nos yeux à Ta lumière

Bonjour les amis,

 » Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! Ramène, Seigneur, nos captifs comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.  » (Ps 125 (126))

Quel beau texte que celui de l’Evangile du jour ! Avec Bartimée qui est un des beaux exemples de foi dans l’Evangile, et Jésus qui est celui que l’on aime, celui que l’on retient. Malgré tout le brouhaha de la foule qui l’entoure, une foule qui veut le confiner dans un rôle, dans une posture, dans un personnage, qui veut l’emmener sur un chemin, Jésus entend le cri de Bartimée, un mendiant aveugle sur le bord de la route, figé dans sa solitude et sa cécité. La foule, elle, nombreuse, ne voit pas l’homme, elle l’ignore, elle montre la plus grande indifférence. Jésus est toujours celui que nous espérons, Il nous connait par notre nom, Il entend notre cri même au milieu du bruit ambiant. Pourtant, la question qu’Il pose à Bartimée peut nous étonner : « Que veux-tu que je fasse pour toi« 
Jésus ne devine-t-il pas que l’aveugle désire être guéri de sa cécité ? Même si cela peut être surprenant, je trouve cela magnifique de voir Jésus qui vient et qui prend le temps d’écouter notre désir. Son désir est de nous écouter.
Le Seigneur aime notre désir et il n’y a pas vraiment de rencontre de personne à personne s’il n’y a pas de rencontre de désir à désir, comme nous le disait Arnaud Alibert sur RCF ce matin. Cet Evangile est empli de douceur, d’accueil, de compréhension et d’une écoute inouïe, Jésus se met à notre niveau. Il nous apprend que ce qui est évident a besoin d’être énoncé. C’est une école d’humilité : quand on est face à Dieu dans la prière on est appelé à redire des évidences qui nous habitent.
P. Nicolas de Boccard sur RCF nous disait aussi de noter que Bartimée interpelle vivement Jésus, et lui donne le titre messianique de : « Fils de David », ce qui est déjà un acte de foi prophétique. L’aveugle voit ce que les autres n’ont pas vu. Cela fait résonner en moi ces paroles de Gilbert Montagné, aveugle de naissance, qui disait qu’il voyait des images que nous pouvions voir.
Il n’y a que deux personnes dans l’Evangile qui appellent Jésus « Rabbouni » – une façon familière de dire « maître » en hébreu. Il s’agit de Bartimée et de Marie de Magdala, au matin de Pâques (Jn 20, 16). Elle dit « Rabbouni » une fois qu’elle a compris que Jésus est le ressuscité. « Rabbouni » est le mot qui vient à la bouche de tout homme ou femme quand il/elle rencontre le ressuscité, une véritable confession de foi.
Quand Jésus lui s’arrête et lui « Confiance, lève-toi » ou plutôt « Courage, lève-toi » plus conforme au texte grec, Bartimée jette son manteau, bondit et court vers Jésus. Il rejoint Jésus et le groupe, à la suite de Jésus. La guérison la plus profonde que Jésus opère en Bartimée est celle de la foi. Toutes les autres guérisons ne sont que des signes de cette libération intérieure que Jésus est venu opérer en Lui en redonnant un sens à sa vie.
Et cette guérison se réalise dans et par l’Eglise. Jésus réintègre l’homme guéri dans la communauté de ce peuple qu’Il a choisi pour être signe et témoin au milieu du monde. On entend parfois dire en encore plus en ce moment «  le Christ oui, l’Église non ». Mais pour moi, les deux vont ensemble, et ce texte nous le montre bien. On n’est pas disciple du Christ tout seul, comme un électron libre, on l’est avec tous ceux que Dieu a appelés à former son peuple. C’est selon moi le sens de la mission de l’Eglise que nous célébrons aujourd’hui.
Bartimée est l’un des beaux exemples de foi dans l’évangile. parce qu’il a vécu dans la pauvreté, sa vie est marquée par l’épreuve, sa foi est éprouvée lorsqu’il doit surmonter l’obstacle de cette foule qui fait écran entre lui et Jésus. Il insiste, il a confiance et reçoit de Jésus la guérison qu’il lui demandait. Pour autant le chemin de Bartimée n’est pas terminé, il suit Jésus « sur le chemin » et nous savons que ce chemin de Jésus le conduit à Jérusalem et à sa Passion. Bartimée a vécu un chemin de croix personnel avant sa rencontre avec Jésus. En entrant dans la foi et dans la lumière, il attache sa souffrance à celle de Jésus, il offre sa vie d’une manière que nous ne connaissons pas, ce qui peut nous inviter à nous associer tous, chacun à notre manière, à ce chemin de Bartimée.
Seigneur Jésus, fils de David,
Que cet Evangile de Bartimée interroge chacun de nous, et nous ensemble, sur la manière dont nous devenons chemin plutôt qu’obstacle à la rencontre de Dieu et des hommes.
Aide-nous personnellement et communautairement à entrer dans des attitudes d’écoute, de respect, de mise en confiance, de solidarité dans la prière et d’annonce de la foi en Jésus plutôt que de fermeture, de désespérance et de silence de la foi.

Que l’histoire de Bartimée nous encourage à vivre la conversion de la foule dans la puissance de la foi.
Aie pitié de nous. Sans nous lasser, nous crions vers Toi car nous savons que Tu peux nous sauver. Fais-nous bondir vers Toi quand Tu nous appelles ; ouvre nos yeux, pour que nous voyions; et permets-nous de te suivre sur la route. Source : Abbé Philippe Link

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

Source d’inspiration : https://www.alsace.catholique.fr/vie-chretienne/, https://app.decouvrir-dieu.com/newsletter/, https://rcf.fr/

CHANT

Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais …

PREMIERE LECTURE

« L’aveugle et le boiteux, je les fais revenir » (Jr 31, 7-9)

Lecture du livre du prophète Jérémie

 Ainsi parle le Seigneur :
Poussez des cris de joie pour Jacob,
acclamez la première des nations !
Faites résonner vos louanges et criez tous :
« Seigneur, sauve ton peuple,
le reste d’Israël ! »
    Voici que je les fais revenir du pays du nord,
que je les rassemble des confins de la terre ;
parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux,
la femme enceinte et la jeune accouchée :
c’est une grande assemblée qui revient.
    Ils avancent dans les pleurs et les supplications,
je les mène, je les conduis vers les cours d’eau
par un droit chemin où ils ne trébucheront pas.
Car je suis un père pour Israël,
Éphraïm est mon fils aîné.

Parole du Seigneur.

EVANGILE

« Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc

En ce temps-là,
    tandis que Jésus sortait de Jéricho
avec ses disciples et une foule nombreuse,
le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,
était assis au bord du chemin.
    Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,
il se mit à crier :
« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
    Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,
mais il criait de plus belle :
« Fils de David, prends pitié de moi ! »
    Jésus s’arrête et dit :
« Appelez-le. »
On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :
« Confiance, lève-toi ;
il t’appelle. »
    L’aveugle jeta son manteau,
bondit et courut vers Jésus.
    Prenant la parole, Jésus lui dit :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
L’aveugle lui dit :
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
    Et Jésus lui dit :
« Va, ta foi t’a sauvé. »
Aussitôt l’homme retrouva la vue,
et il suivait Jésus sur le chemin.

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Homélie du Père Maximin Noudehou sur la première lecture

« Ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous : « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d’Israël ! » »
Dieu appelle son Peuple à la joie et à la louange. Et, par deux fois, Il l’invite à crier, c’est-à-dire à se faire entendre. Si le premier cri est cri de joie pour Jacob, pour son bonheur, le second cri est cri de supplication en faveur du reste d’Israël. Ce qui laisse croire que le bonheur de Jacob, pour lequel il est demandé de se rejouir, n’est pas encore réalisé. Autrement dit, ceux à qui le prophète s’adresse sont invités à poser un acte de foi. (Cf. Hébreux 11, 1-2) La louange est, en effet, une expression de confiance et d’espérance. Cette exhortation est le signe manifeste que les sentiments des destinataires étaient aux antipodes de l’espérance.
Aujourd’hui, nous avons peut-être des motifs de tristesse, de doute, de désespérance, etc. Nous n’avons plus la force de crier et de témoigner. Nos cœurs et nos bouches sont remplies de complaintes et de jérémiades… Le Seigneur, le sachant, nous invite à la joie de l’espérance.
Dieu s’invite dans nos détresses.
Ne laisse personne hypothéquer la joie de ton espérance.

« Voici que je les fais revenir du pays du nord, que je les rassemble des confins de la terre ; parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée. »
Le Seigneur est à la manœuvre. Comme un berger, Il rassemble son Peuple, son troupeau. Il lui ouvre le chemin du retour. Il n’abandonne aucune de ses créatures. Mieux, Il manifeste une sollicitude toute particulière à l’égard des infirmes et des personnes en difficulté. En réalité, Dieu déploie sa Bonté et son Amour. Mais, s’Il décrit ce qu’Il fait, c’est dire que personne ne remarquait son œuvre.
Nous sommes victimes d’un certain aveuglement. Nous avons du mal à discerner les merveilles de Dieu. Nous ne sommes pas attentifs à sa grande sollicitude pour nous en raison même de notre cécité, de nos handicaps et de nos souffrances. Que nous soyons plongés dans les ténèbres, que notre marche soit pénible, que nous ayons du mal à parvenir au terme ou que nos joies actuelles nous déboussolent, notre Dieu est avec nous, avec amour.
Aucune infirmité n’arrête le Seigneur.
Ne laisse personne te distraire.

« C’est une grande assemblée qui revient. Ils avancent dans les pleurs et les supplications, je les mène, je les conduis vers les cours d’eau par un droit chemin où ils ne trébucheront pas. »
Ce qui caractérise ce pèlerinage, ce sont les pleurs et les supplications, c’est-à-dire la contrition. Cette assemblée ne revient pas seulement sur sa terre. Elle revient aussi vers son Dieu et à son Père. Elle confesse son péché, elle implore miséricorde. Et le Seigneur veut étancher sa soif. Il aplanit le chemin devant elle. Il affermit ses pas.
Nous le voyons, le prophète n’annonce pas que le malheur. Il ne fait pas que des reproches, il a également mission de réconforter, d’entretenir l’espérance, de manifester la Bonté divine. Nous sommes invités à voir la réalité, à nous rendre attentifs à Celui qui, aujourd’hui encore, nous fait passer des ténèbres à son admirable Lumière, de l’exil à sa Demeure, des terres arides à ses verts pâturages, de l’esclavage à la filiation divine. Pour cette raison, nous avons à nous repentir de tout cœur.
La Bonté divine nous devance.
Que rien n’encombre ton cœur.

Seigneur notre Dieu, Toi le Bon Berger, ouvre nos yeux aux merveilles de ton Amour. Et maintiens en nous la joie de l’espérance.

Paroles du Pape François

Plus fort que tout argument contraire, dans le cœur de l’homme, il y a une voix qui crie. Nous avons tous cette voix en nous. Une voix qui sort spontanément, sans que personne ne la commande, une voix qui interroge le sens de notre voyage ici-bas, surtout lorsque nous nous trouvons dans l’obscurité: «Jésus, aie pitié de moi! Jésus, aie pitié de moi!». C’est une belle prière. 

Pape François, Audience générale du 6 mai 2020, Source : https://www.vaticannews.va/

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant  les  épreuves  en  cette  vie  où  nous  espérons  le  bonheur  que  tu  promets  et  l’avènement  de  Jésus  le Christ,  notre  Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie

Je vous salue, Marie, pleine de grâce(s) ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

Prière à Joseph

Je te salue Joseph,
Toi que la grâce divine a comblée.
Le Seigneur a reposé dans tes bras,
Le Sauveur a grandi sous tes yeux.

Je te salue Joseph,
Entre tous les hommes Tu es béni,
Jésus, l’Enfant divin de Marie,
ta virginale épouse, est béni.

Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu,
Saint Joseph ô prie pour nous
dans nos soucis de la vie,
pour nos famille, notre santé, notre travail.

Saint Joseph, prie pour nous
Jusquà nos derniers jours
Saint Joseph, prie pour nous
à l’heure de notre mort.
Amen, amen, amen

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