Les anciens sont notre mémoire, les enfants notre promesse

Bonjour les amis,

Nous entendons aujourd’hui, dans l’évangile de Luc, le passage que nous avons entendu hier dans Marc. Jésus invite à reconnaître la grâce de Dieu agissante partout, y compris là où on ne l’attendrait pas. La difficulté à laquelle sont confrontés les disciples est celle de l’orgueil ou de la jalousie. Ce qui empêche de se réjouir profondément de l’action de Dieu chez des frères et sœurs éloignés, éloignés de notre âge, de notre culture, de notre classe sociale, même de notre foi, ce qui provoque en nous de la suspicion, n’est-elle pas qu’une forme d’orgueil ou de jalousie que nous n’avons pas à déraciner complètement de nous. Vous pouvez relire le partage d’hier sur ce même thème : Seigneur, préserve-nous de l’orgueil !

P. Emmanuel Payen nous disait ce matin que nous habitons un monde où règne la compétition, où il faut être le premier, le plus fort, le plus intelligent, le plus influent, le premier dans les sondage, plus beau, le plus performant. A l’époque de Jésus c’était déjà la même chose, et les disciples discutent pour savoir qui est le plus grand. Jésus intervient pour leur expliquer la logique de l’Evangile : le plus grand, c’est le plus petit. Il prend un enfant, le met à côté de Lui ; et leur dit que celui qui accueille en Son nom cet enfant, l’Accueille Lui et donc accueille Dieu le Père. Pour jésus, le plus est le plus petit. Et Jésus Lui-même montre l’exemple, Lui de condition divine, a pris la condition d’esclave, Lui le juste accepta la condamnation d’un criminel. Jésus dénonce toute prétention à dominer les autres. La vraie grandeur est celle du service par amour, le vrai disciple n’est grand que s’il donne sa vie pour les autres. Jésus a voulu que les grands de son royaume soient les enfants et ceux qui leur ressemblent. Rendons-nous accueillant envers les plus petits, les plus fragiles, les plus démunis, soyons des défenseurs par amour des droits des enfants. Demandons au Seigneur la grâce d’être sensibles au message que les enfants nous donnent en Son nom depuis que qu’il fait d’eux nos modèles, et qui pour partager notre faiblesse s’est fait tout petit en donnant Sa vie pour le salut du monde.

J’ajoute que celui qui est profondément humble et qui ne laisse pas la jalousie avoir de prise sur lui, sait se réjouir sincèrement de toutes ces manifestations imprévues, surprenantes, de la grâce de Dieu à travers toute personne. Cette attitude est une source de joie car elle nous permet de constater que d’autres travaillent bien pour Dieu, différemment mais toujours au nom de Jésus. En nous sentant fils, fille, de Dieu, petit fils, petite fille de Dieu nous ouvrons notre cœur vers les autres et nous grandissons dans le calme, la paix intérieure et la joie profonde.

Méditons aussi ce texte de Saint Vincent de Paul s’adressant aux Filles de la Charité, que nous propose Magnificat aujourd’hui : « Voilà donc, mes chères filles, de fortes raisons pour vous inciter à faire estime de votre vocation et à vous en acquitter avec plaisir, puisque cela plaît à Dieu et que le prochain en est secouru, et sans crainte, puisque Dieu même vous préserve. Un moyen de le faire comme Dieu veut, c’est de le faire en charité, en charité, mes filles. Oh ! que cela rendra votre service excellent ! Mais savez-vous ce que c’est que le faire en charité ? C’est le faire en Dieu, car Dieu est charité, c’est le faire pour Dieu tout purement ; c’est le faire en la grâce de Dieu, car le péché nous sépare de la charité de Dieu. Servant les pauvres, on sert Jésus Christ. Ô mes filles, que cela est vrai ! Vous servez Jésus Christ en la personne des pauvres. Et cela est aussi vrai que nous sommes ici. Une sœur ira dix fois le jour voir les malades, et dix fois par jour elle y trouvera Dieu. Comme dit saint Augustin, ce que nous voyons n’est pas si assuré, parce que nos sens nous peuvent tromper ; mais les vérités de Dieu ne trompent jamais. Allez voir de pauvres forçats à la chaîne, vous y trouverez Dieu ; servez ces petits enfants, vous y trouverez Dieu. Ô mes filles, que cela est obligeant ! Vous allez en de pauvres maisons, mais vous y trouvez Dieu. Ô mes filles, que cela est obligeant encore une fois ! Il agrée le service que vous rendez à ces malades et le tient fait à lui-même, comme vous avez dit. » St Vincent de Paul

Enfin Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, dans son livre Histoire d’une âme, admire le beau jardin qu’est l’Église, et elle se contente d’être une petite fleur. A côté des grands saints, des roses et des lys, il y a les petites fleurs, les marguerites et les violettes, qui sont destinées à faire plaisir aux yeux de Dieu quand il tourne son regard vers la Terre.

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

Source d’inspiration : https://www.alsace.catholique.fr/vie-chretienne/, https://app.decouvrir-dieu.com/newsletter/

CHANT

Pour tes merveilles Je veux chanter ton Nom, proclamer combien, tu es bon !
De toi et de toi seul, Seigneur, dépend mon sort, Ô mon roi, mon Dieu je t´adore.

R. Pour tes merveilles,
Je veux chanter ton Nom
Proclamer combien, tu es bon !
De toi et de toi seul, Seigneur,
Dépend mon sort,
Ô mon roi, mon Dieu je t´adore.


1. Quand je t´appelle dans la détresse,
Sensible à mon cri tu t´abaisses,
Ta droite douce et forte me redresse,
Contre ton sein me tient sans cesse.

2. À ta tendresse je m´abandonne,
Car sûre est ta miséricorde.
Qui comme toi, Seigneur sauve et pardonne ?
Pas de salut que tu n´accordes !

3. Je ne peux vivre qu´en ta présence,
Que ne me soit cachée ta face !
Ne déçois pas Seigneur mon espérance :
À tout jamais je rendrai grâce.

PREMIERE LECTURE

« Voici que je sauve mon peuple, en le ramenant du pays de l’orient et du pays de l’occident »

Lecture du livre du prophète Zacharie

Parole du Seigneur de l’univers :
    Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
J’éprouve pour Sion un amour jaloux,
j’ai pour elle une ardeur passionnée.
    Ainsi parle le Seigneur :
Je suis revenu vers Sion,
et je fixerai ma demeure au milieu de Jérusalem.
Jérusalem s’appellera : « Ville de la loyauté »,
et la montagne du Seigneur de l’univers :
« Montagne sainte ».
    Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Les vieux et les vieilles
reviendront s’asseoir sur les places de Jérusalem,
le bâton à la main, à cause de leur grand âge ;
    les places de la ville
seront pleines de petits garçons et de petites filles
qui viendront y jouer.
    Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Si tout cela paraît une merveille
aux yeux des survivants de ce temps-là,
ce sera aussi une merveille à mes yeux
– oracle du Seigneur de l’univers.
    Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Voici que je sauve mon peuple,
en le ramenant du pays de l’orient et du pays de l’occident.
    Je les ferai venir
pour qu’ils demeurent au milieu de Jérusalem.
Ils seront mon peuple,
et moi, je serai leur Dieu,
dans la loyauté et dans la justice.

Parole du Seigneur.

EVANGILE

« Le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand » (Lc 9, 46-50)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc

En ce temps-là,
    une discussion survint entre les disciples
pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.
    Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur,
prit un enfant, le plaça à côté de lui
    et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom cet enfant,
il m’accueille, moi.
Et celui qui m’accueille
accueille celui qui m’a envoyé.
En effet, le plus petit d’entre vous tous,
c’est celui-là qui est grand. »
    Jean, l’un des Douze, dit à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu’un
expulser des démons en ton nom ;
nous l’en avons empêché,
car il ne marche pas à ta suite avec nous. »
    Jésus lui répondit :
« Ne l’en empêchez pas :
qui n’est pas contre vous est pour vous. »

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Homélie du Père Maximin Noudehou sur la première lecture

« Ainsi parle le Seigneur de l’univers : J’éprouve pour Sion un amour jaloux, j’ai pour elle une ardeur passionnée. »

Le Seigneur de l’univers, en raison de son Amour jaloux et passionné pour Sion, promet la renaissance de Jérusalem. Il l’a conçue et la réalisera. Cette œuvre commencera par la grâce de la conversion des cœurs. Alors « Jérusalem s’appellera : « Ville de la loyauté » » Le mensonge n’y aura donc plus cours et ses habitants, à cause de la paix et de la joie qui prospéreront dans la cité, connaîtront la longévité, la fécondité et la sécurité. Enfin, Dieu promet le retour de tous les exilés et une alliance avec son peuple : « Ils seront mon peuple, et moi, je serai leur Dieu, dans la loyauté et dans la justice. »

Elle est venue, l’heure de notre accomplissement. Dieu vient panser nos plaies. Notre restauration ne peut venir que du Seigneur, Dieu de l’univers. Il se penche sur nous avec un amour jaloux. C’est-à-dire qu’Il nous comble d’un amour débordant. Il est le seul qui nous connaît. Notre bonheur est sa préoccupation. Et Il veut le réaliser dans toutes les dimensions de notre être. Et par-dessus tout, Il veut faire alliance avec nous. Ses promesses ne sont pas des leurres ni des illusions car Il les fonde sur l’amour la loyauté et la justice.
La jalousie de Dieu est source de bonheur.
Laisse-toi aimer par Dieu.

Seigneur, toute ma confiance est en Toi.

Paroles du Pape François

L’avenir d’un peuple se trouve ici et là, chez les vieux et les enfants. Un peuple qui ne prend pas soin de ses anciens et de ses enfants n’a pas d’avenir, car il n’aura pas de mémoire et pas de promesse ! Les personnes âgées et les enfants sont l’avenir d’un peuple ! Comme il est courant de les laisser de côté, n’est-ce pas ? Le signe de la présence de Dieu est le suivant : ainsi parle le Seigneur : « Des vieillards et des femmes âgées seront encore assis sur les places de Jérusalem, chacun avec son bâton à la main pour leur longévité. Et les places de la ville grouilleront de garçons et de filles qui joueront sur ses places ». Le jeu nous fait penser à la joie : c’est la joie du Seigneur. Et ces vieilles personnes, assises avec leurs bâtons dans les mains, calmes, nous font penser à la paix. Paix et joie : c’est l’air de l’Eglise !

Pape François, Sainte-Marthe. 30 septembre 2013, Source : https://www.vaticannews.va/

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant  les  épreuves  en  cette  vie  où  nous  espérons  le  bonheur  que  tu  promets  et  l’avènement  de  Jésus  le Christ,  notre  Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie

Je vous salue, Marie, pleine de grâce(s) ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

Prière à Joseph

Je te salue Joseph,
Toi que la grâce divine a comblée.
Le Seigneur a reposé dans tes bras,
Le Sauveur a grandi sous tes yeux.

Je te salue Joseph,
Entre tous les hommes Tu es béni,
Jésus, l’Enfant divin de Marie,
ta virginale épouse, est béni.

Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu,
Saint Joseph ô prie pour nous
dans nos soucis de la vie,
pour nos famille, notre santé, notre travail.

Saint Joseph, prie pour nous
Jusquà nos derniers jours
Saint Joseph, prie pour nous
à l’heure de notre mort.
Amen, amen, amen

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