Proximité et fidélité

Bonjour les amis,

 » Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! » C’est lui qui te sauve des filets du chasseur il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge : sa fidélité est une armure, un bouclier. « Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ; je le défends, car il connaît mon nom. Il m’appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve. »  » (Ps 90(91))

L’évangile du jour nous montre Jésus en chemin, en pleine discussion, mais qui se laisse interpeler, voire déranger par des inconnus qui viennent à sa rencontre, Il se laisse même laisse guider par eux. Jésus accepte de se laisser surprendre, de s’adapter à l’imprévu, et Il répond avec compassion et générosité. Par contre, Jésus ne se laisse jamais manipuler ou provoquer par manque de foi mais Il accepte de se laisser interpeler par une déclaration de foi.
Jésus est en route, et est aussi en route vers nous, Il vient nous rejoindre au plus profond de nos ténèbres, Il veut nous réveiller de nos endormissements, Il attend juste que nous fassions preuve d’un peu d’initiative en nous manifestant à Lui simplement et avec foi. Mais pour ne pas manquer le rendez-vous avec Lui, pour bien entendre ce qu’Il nous dit, Il nous faut apprendre à le reconnaitre, à se familiariser avec Lui, dans la prière et la louange. Ainsi nous renforçons notre foi, la foi qui guérit. Méditons ces paroles de Chiara Lubich : « Dans la foi, l’homme montre clairement qu’il ne compte pas sur soi mais qu’il se confie à celui qui est plus fort que lui […]. Jésus appelle la femme guérie « Ma fille » pour lui manifester ce qu’il désire vraiment lui donner : non seulement la santé du corps mais la vie divine qui peut la renouveler entièrement. En effet, Jésus opère des miracles afin que soit accueilli le salut qu’il apporte, le pardon, le don du Père qu’il est lui-même et qui, en se communiquant à l’homme, le transforme.
Comment vivre celle Parole ? En manifestant à Dieu toute notre confiance quand nous rencontrons des difficultés inéluctables. Une telle attitude ne nous décharge pas de nos responsabilités bien sûr, elle ne nous dispense pas de faire toute notre part […]. Mais notre foi peut être mise à l’épreuve. Nous voyons bien que c’est le cas de cette femme qui réussit à surmonter l’obstacle de la foule qui la sépare du Maître […]. Nous devons donc avoir la foi, mais une foi qui ne doute pas dans l’épreuve. Nous devons aussi montrer à Jésus que nous avons compris le don immense qu’il nous a apporté, le don de la vie divine, et lui en être reconnaissants, et y correspondre » Chiara Lubich, Fondatrice du mouvement des focolari, Parole de vie, juillet 1997

Cet Evangile peut aussi nous aider à réfléchir sur l’image que nous avons de Dieu ; en particulier : Le considérons-nous comme un Dieu lointain indifférent aux souffrances de ce monde voire qui en est à l’origine ? Ou voyons-nous Dieu qui se fait proche de nous, qui nous accompagne et nous porte avec amour dans tout ce que nous vivons ? Pensons-nous que Dieu est impuissant à agir ou simplement qu’Il est un Dieu qui nous laisse toute notre liberté et qui agit selon nos demandes ?

Alors notre prière de ce jour pourrait être :
Seigneur, nous avons confiance en Toi ; Viens nous rejoindre dans chacune de nos épreuves
Viens réveiller en nous notre capacité d’écoute, cette aptitude au réveil que Tu as placée en nous pour nous permettre d’entendre Ton appel.
Seigneur Jésus pour Toi, rien n’est jamais ni perdu ni mort, alors si Tu veux, Tu peux tout sauver, pour peu qu’on Te laisse T’approcher.
Seigneur Jésus, Tu Te fais proche de nous au point de Te rendre présent sur l’autel. Que par Ta parole éveillent nos cœurs à Ta présence, celle qui renouvelle toute chose, et dissipe le sommeil profond dans lequel nous ont plongé nos habitudes, nos préjugés, nos peurs.
Seigneur, viens nous réveiller, viens nous relever, viens nous guérir, viens nous ressusciter !

Pour finir, méditons ces mots d’humilité de St François d’Assise : « Écoutez mes frères. Si la bienheureuse Vierge Marie est tellement honorée — et c’est justice — parce qu’elle a porté le Christ dans son sein très béni, si le bienheureux Jean le Baptiste a tremblé, n’osant même pas toucher la tête sacrée de son Dieu, si le tombeau dans lequel le corps du Christ a été couché pour quelque temps est entouré de vénération, comme il doit être saint, juste et digne, celui qui touche le Christ de ses mains, le reçoit dans sa bouche et dans son cœur et le donne aux autres en nourriture, ce Christ qui maintenant n’est plus mortel, mais éternellement vainqueur et glorieux, celui sur qui les anges désirent jeter les yeux.
Voyez votre dignité, frères prêtres, et soyez saints parce qu’il est saint (1P 1,16)… Grande misère et misérable faiblesse si, le tenant ainsi présent entre vos mains, vous vous occupez de quelque autre chose au monde !
Que tout homme craigne, que le monde entier tremble, et que le ciel exulte quand le Christ, Fils du Dieu vivant, est sur l’autel entre les mains du prêtre. Quelle grandeur admirable, et quelle bonté stupéfiante ! Quelle humilité sublime ! Le maître de l’univers, Dieu et Fils de Dieu, s’humilie pour notre salut, au point de se cacher sous une petite hostie de pain. Voyez, frères, l’humilité de Dieu ; faites-lui l’hommage de vos cœurs. Soyez humbles, vous aussi, pour pouvoir être exaltés par lui. Ne gardez rien pour vous, afin que celui qui se donne à vous tout entier vous reçoive tout entiers. » Saint François d’Assise, Lettre à tout l’ordre (trad. Debonnets et Vorreux, Documents, 1968, p. 124)

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

Source d’inspiration : https://app.decouvrir-dieu.com/, https://www.parole-de-vie.fr/2021/, https://levangileauquotidien.org/

CHANT

Regardez l’humilité de Dieu

Admirable grandeur Étonnante bonté Du maître de l’univers
Qui s’humilie pour nous Au point de se cacher Dans une petite hostie de pain

Regardez l’humilité de Dieu
Regardez l’humilité de Dieu
Regardez l’humilité de Dieu
Et faites-lui hommage de vos cœurs

Faites-vous tout petits Vous aussi devant Dieu Pour être élevés par lui
Ne gardez rien pour vous Offrez-vous tout entier À ce Dieu qui se donne à vous

Regardez l’humilité de Dieu
Regardez l’humilité de Dieu
Regardez l’humilité de Dieu
Et faites-lui hommage de vos cœurs

PREMIERE LECTURE

« Il eut un songe : une échelle était dressée, et des anges de Dieu montaient et descendaient. Le Seigneur dit… » (Gn 28, 10-22a)

Lecture du Livre de la Genèse

En ces jours-là,
    Jacob partit de Bershéba et se dirigea vers Harane.
    Il atteignit le lieu où il allait passer la nuit
car le soleil s’était couché.
Il y prit une pierre pour la mettre sous sa tête,
et dormit en ce lieu.
    Il eut un songe :
voici qu’une échelle était dressée sur la terre,
son sommet touchait le ciel,
et des anges de Dieu montaient et descendaient.
    Le Seigneur se tenait près de lui. Il dit :
« Je suis le Seigneur,
le Dieu d’Abraham ton père,
le Dieu d’Isaac.
La terre sur laquelle tu es couché,
je te la donne, à toi et à tes descendants.
    Tes descendants seront nombreux
comme la poussière du sol,
vous vous répandrez à l’orient et à l’occident,
au nord et au midi ;
en toi et en ta descendance
seront bénies toutes les familles de la terre.
    Voici que je suis avec toi ;
je te garderai partout où tu iras,
et je te ramènerai sur cette terre ;
car je ne t’abandonnerai pas
avant d’avoir accompli ce que je t’ai dit. »
    Jacob sortit de son sommeil et déclara :
« En vérité, le Seigneur est en ce lieu !
Et moi, je ne le savais pas. »
    Il fut saisi de crainte et il dit :
« Que ce lieu est redoutable !
C’est vraiment la maison de Dieu,
la porte du ciel ! »
    Jacob se leva de bon matin,
il prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête,
il la dressa pour en faire une stèle,
et sur le sommet il versa de l’huile.
    Jacob donna le nom de Béthel (c’est-à-dire : Maison de Dieu)
à ce lieu qui auparavant s’appelait Louz.
    Alors Jacob prononça ce vœu :
« Si Dieu est avec moi,
s’il me garde sur le chemin où je marche,
s’il me donne du pain pour manger
et des vêtements pour me couvrir,
    et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père,
le Seigneur sera mon Dieu.
    Cette pierre dont j’ai fait une stèle
sera la maison de Dieu. »

Parole du Seigneur.

EVANGILE

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu

En ce temps-là,
    tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra. »
    Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.
    Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
    Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
    Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
« Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée. »
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.
    Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
    « Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »
    Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
    Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Homélie du Père Maximin Noudehou

« Que ce lieu est redoutable ! C’est vraiment la maison de Dieu, la porte du ciel ! »
Après avoir détourné la bénédiction promise à son frère Esaü avec la complicité de sa mère Rébecca, Jacob est contraint de s’enfuir devant la face de son frère. Officiellement, il s’en va prendre femme dans sa lignée. Toujours est-il qu’il a quitté la maison de son père, s’éloignant ainsi de ce lieu de tranquillité, de sécurité et d’abondance. Il est parti dépouillé de tout, matériellement, et affaibli moralement. « le soleil s’était couché » sur sa vie de fugitif. Il était alors en quête d’un lieu de repos pour la nuit. « Il y prit une pierre pour la mettre sous sa tête, et dormit en ce lieu. » C’est un peu l’image de sa vie loin de la maison paternelle : une vie cachée, sans éclat et dure comme la pierre avec laquelle il composera pour trouver le réconfort, dans l’attente d’un jour nouveau, celui de son retour.
C’est à ce moment crucial, à ce moment de dénuement extrême, que Dieu se manifeste à lui dans sa splendeur et avec la grâce de sa miséricorde (dans un songe). Dieu lui renouvelle les promesses faites à ses pères Abraham et Isaac et les actualise : « Voici que je suis avec toi ; je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai sur cette terre ; car je ne t’abandonnerai pas avant d’avoir accompli ce que je t’ai dit. » Face à cette vision, Jacob fut saisi de crainte…
Dieu se manifeste de manière particulière quand nous faisons l’expérience du dénuement, quand le soleil de la joie se dérobe à nos yeux et que la nuit nous couvre de son manteau de solitude. À cet instant, Dieu déploie sa sollicitude (les anges), sa proximité et sa fidélité. Quand nous sommes dans l’impasse, quand l’horizon disparaît, Dieu dresse pour nous une échelle entre terre et ciel. Il nous dévoile la porte du ciel, nous invitant ainsi à nous installer dans « la maison de Dieu. » Autrement dit, là où la nuit nous surprend, Dieu nous comprend et nous apprend à espérer le jour, son jour. Devant cette splendeur et cette Bonté divines, nous sommes saisis de crainte ; nous réalisons notre indignité.
C’est dans la nuit de nos vies que nous pouvons contempler l’astre divin.
Accueille ta nuit comme la promesse d’un jour nouveau.

« Alors Jacob prononça ce vœu : « Si Dieu est avec moi, s’il me garde sur le chemin où je marche, s’il me donne du pain pour manger et des vêtements pour me couvrir, et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père, le Seigneur sera mon Dieu. Cette pierre dont j’ai fait une stèle sera la maison de Dieu. » »
Levé de bon matin, Jacob fit de cette pierre une stèle. C’est une manière de reconnaître, par anticipation, la présence de Dieu dans son exil et les épreuves qui le meubleront. Mais, il n’a pas encore conscience de l’infinie Bonté de ce Dieu. Il ne réalise pas encore la grandeur de son Amour et la fécondité de ses promesses.
Alors que Dieu lui promet une descendance aussi nombreuse que la poussière du sol, une terre immense, veut faire de lui une source de bénédictions pour « toutes les familles de la terre » et l’assure de sa proximité et de sa protection, Jacob est encore dans les incertitudes sans grands horizons. Il demande juste le gîte et le couvert. À Celui qui lui a tout promis sans rien demander en retour, lui, il posa des conditions…
Bien souvent, nous ne prenons pas la mesure des promesses que Dieu nous fait. Nos vues sont si limitées, nos ambitions, si basses ! Nous avons du mal à embrasser le bonheur qu’Il nous offre. Nous avons du mal à nous élever et à emprunter l’échelle qu’Il nous dresse. Nous doutons de Lui… Nous restons dans nos calculs mesquins, dans nos désirs mondains et passagers et dans nos marchandages avec Dieu…
Il est le Dieu des grands espaces et des larges horizons.
Avec Dieu, rêve grand !

Seigneur mon Dieu, fais-moi contempler la grandeur et la gratuité de ton Amour.

Paroles du Pape François

Dans cette page d’Évangile, les thèmes de la foi et de la vie nouvelle que Jésus est venu offrir à tous sont entremêlés. Jésus est le Seigneur, et devant Lui la mort physique est comme un sommeil: il n’y a pas lieu de désespérer. Mais même le péché, même le cœur momifié, pour Jésus, ce n’est jamais le dernier mot, car il nous a apporté la miséricorde infinie du Père. Et même si nous sommes tombés bien bas, sa voix tendre et forte nous tend les bras: « Je te le dis, lève-toi! ». Il est bon d’entendre cette parole de Jésus adressée à chacun de nous : « Je vous le dis, lève-toi! Allez. Lève-toi, courage, lève-toi! » 

Pape François, Angélus, 1er juillet 2018, Source : https://www.vaticannews.va/

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant  les  épreuves  en  cette  vie  où  nous  espérons  le  bonheur  que  tu  promets  et  l’avènement  de  Jésus  le Christ,  notre  Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie





Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Prière à Joseph

Je te salue Joseph,
Toi que la grâce divine a comblée.
Le Seigneur a reposé dans tes bras,
Le Sauveur a grandi sous tes yeux.

Je te salue Joseph,
Entre tous les hommes Tu es béni,
Jésus, l’Enfant divin de Marie,
ta virginale épouse, est béni.

Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu,
Saint Joseph ô prie pour nous
dans nos soucis de la vie,
pour nos famille, notre santé, notre travail.

Saint Joseph, prie pour nous
Jusquà nos derniers jours
Saint Joseph, prie pour nous
à l’heure de notre mort.
Amen, amen, amen

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