Là où est la haine, que nous mettions l’amour

Bonjour les amis,

Avec le Psaume du jour, demandons au Seigneur d’ouvrir notre cœur pour écouter sa Parole. Que notre joie soit émerveillement devant tout ce que le Seigneur fait dans notre vie. Rendons-Lui grâce pour les grandes comme les petites choses. Réfléchissons à ce qui nous rend sourds à l’action du Seigneur dans notre vie en ce moment. Prenons conscience de toutes celles et ceux partout dans le monde qui prient sur ce même Psaume. Unissons tous nos voix, prions et acclamons le Seigneur, source de toute joie.

« Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué. » (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-9a)

Le texte de l’évangile du jour est surprenant voir irritant, et je pense toujours d’actualité. Quand quelqu’un fait une bonne action, sème le bien, il se trouve toujours quelques-uns pour critiquer, semer le doute,… au lieu simplement de se réjouir. Certains pensent qu’il est dingue, qu’il travaille pour et avec l’aide du diable. Bien sûr il est absurde de penser que Satan agirait contre lui-même. Par contre, penser que Satan s’incline devant plus fort que Lui comme dans le récit des tentations de Jésus au désert est plus logique. Mais pour comprendre la difficulté pour les contemporains de Jésus de comprendre ce qu’ils voyaient, je vous partage ce texte de Gérard Bessière trouvé sur Internet au sujet de l’évangile du jour : « La rumeur s’enfle. Le village parle. Les hommes de la famille tiennent conseil. C’est la honte du clan. On ne pourra plus marier les filles. Il suffira de prononcer un nom et chacun prendra ses distances. Le conseil de famille en a décidé : “On dira qu’il est fou.” Pendant que la foule se pressait autour de Jésus, sa famille vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : “Il a perdu la tête.” Les oncles et cousins musclés savaient aussi qu’une commission de juristes – les scribes – avait été envoyée de Jérusalem pour enquêter. Leur conclusion était redoutable pour lui et pour la réputation de tout le clan: “Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons.” Mieux valait encore dire qu’il avait “perdu la tête”.

Qu’avait-il donc fait pour être considéré comme un fou ou un suppôt de Satan ? Il annonçait que Dieu s’approchait, il libérait des possédés, il guérissait des malades, il s’approchait des lépreux et osait même les toucher pour leur rendre la santé, il allait jusqu’à pardonner les péchés, il mangeait chez des gens de piètre conduite. Il prenait des libertés avec l’observance du sabbat. Il affirmait des positions tout à fait personnelles sans s’appuyer sur les traditions. Il disait qu’il fallait mettre le vin nouveau dans des outres neuves ! En somme, la subversion, et tout cela en se réclamant de Dieu ! Impossible de franchir le cercle des gens assis autour de lui pour l’empoigner. La famille reste dehors et le fait demander. On transmet : “Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. ”Mais lui répond :« Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ?” Et, parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : “Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. ”En un temps et dans un peuple où la famille était sacrée, Jésus opère une rupture vertigineuse. Une autre famille naît plus forte que celle du sang, ouverte à toute humanité, celle du Père qui est dans les cieux. A-t-on pris la mesure de la nouveauté scandaleuse qu’apportait l’enfant perdu de Nazareth ? ».

J’ajouterai qu’il est important de se souvenir que Dieu nous a toujours laissé notre liberté de croire ou pas. D’ailleurs l’auditoire du texte du jour est divisé. Jésus interpelle, guérit… mais ne force jamais notre liberté, et nous laisse choisir. Notre choix doit être guidé seulement par l’amour el la confiance pour le Seigneur. Il est très facile de trouver des excuses si nous refusons de voir sa présence dans nos vies et son amour à l’œuvre. Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, et je me souviens de cette citation dont j’ai oublié l’auteur : L’homme aura toujours la tentation de détruire et renier ce qu’il ne comprend pas.
Et nous, sommes-nous prêts à vivre notre foi sans exiger que les autres aient une bonne opinion de nous ? Serions-nous capables de faire le bien même si nous savons que certaines personnes continueront à nous critiquer et à ne pas croire en notre sincérité ?

Seigneur, viens changer notre cœur. Donne-nous un cœur comme le Tien. Aide-nous à avoir le courage de vivre la charité non pour mériter le bon regard des autres mais avec un esprit de gratuité et de vrai don de nous-même. Là où est la haine, que nous mettions l’amour

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

Source d’inspiration : http://regnumchristi.fr/

CHANT

Chant : Saint est Son nom !


R. Venez, crions de joie pour le Seigneur, 
Acclamons notre rocher, 
Notre salut ! 
Il est Roi tout-puissant, Dieu créateur, 
Chantons, sans fin proclamons : 
Saint est son nom !
  


1. Marchons vers lui, 
Allons en rendant grâce, 
Il fit pour nous des merveilles. 
Par nos hymnes de fête, 
Acclamons-le, 
Exultons pour notre roi !  

2. Terres et mers, 
Ses mains les ont pétries, 
Et les sommets sont à lui. 
Son amour est 
La source de la vie : 
Louons Dieu, car il est bon !  

3. Au-dessus de tout, 
Dieu, sa voix s’élève, 
Sur tous les cieux, il domine. 
Entrez, inclinez-vous, 
Prosternez-vous. 
Il est grand, adorons-le !  

Pont : 
Crions de joie ! Acclamons-le ! 
Sans fin, chantons pour notre Dieu. 
Crions de joie ! Pour le Seigneur ! 
Saint est son nom dans tous les siècles.  

4. Il est Dieu, 
Par sa main, il nous conduit, 
Sur ses chemins, il nous guide. 
À sa parole, 
Ouvrons grand notre cœur, 
Écoutons et nous vivrons !  

PREMIERE LECTURE

« Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu » (Jr 7, 23-28)

Lecture du Livre du prophète Jérémie

Ainsi parle le Seigneur :
Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères :
« Écoutez ma voix :
je serai votre Dieu,
et vous, vous serez mon peuple ;
vous suivrez tous les chemins que je vous prescris,
afin que vous soyez heureux. »
Mais ils n’ont pas écouté,
ils n’ont pas prêté l’oreille,
ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ;
ils ont tourné leur dos et non leur visage.
Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte
jusqu’à ce jour,
j’ai envoyé vers vous, inlassablement,
tous mes serviteurs les prophètes.
Mais ils ne m’ont pas écouté,
ils n’ont pas prêté l’oreille,
ils ont raidi leur nuque,
ils ont été pires que leurs pères.
Tu leur diras toutes ces paroles,
et ils ne t’écouteront pas.
Tu les appelleras,
et ils ne te répondront pas.
Alors, tu leur diras :
« Voilà bien la nation qui n’a pas écouté
la voix du Seigneur son Dieu,
et n’a pas accepté de leçon !
La vérité s’est perdue,
elle a disparu de leur bouche. »
– Parole du Seigneur.

EVANGILE

« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » (Lc 11, 14-23)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc

En ce temps-là,
Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet.
Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler,
et les foules furent dans l’admiration.
Mais certains d’entre eux dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu’il expulse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve,
cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,
ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul
que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le doigt de Dieu
que j’expulse les démons,
c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,
tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,
il lui enlève son armement, auquel il se fiait,
et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ;
celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Méditation du Père Nicolas de Boccard (RCF)

Un nouveau miracle de Jésus, il chasse un esprit mauvais. Mais cela lui est reproché par la foule : « c’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons ». Comme si le bien pouvait être engendré par le mal. Le mal ne peut qu’engendrer le mal, et un jour ou l’autre tout s’effondre. Comme le Christ le développe : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s’écroulent les unes après les autres ». Le mal peut donner le change, faire croire qu’il est un bien, mais un jour tout s’effondre et se disloque. Le mal n’engendre que l’apparence de bien – on le voit dans le livre de l’Apocalypse où ceux qui incarnent le mal ont quelque chose de disharmonieux, de disgracieux : un lion à tête d’ours, un agneau avec des cornes. Et il finit toujours par s’entretuer avec les autres, à s’anéantir, jusqu’à la chute de Babylone…

Le discernement entre le bien et le mal n’est pas toujours aisé. Rappelons-nous la sagesse de Gamaliel devant le Sanhédrin qui voulait condamner les disciples de Jésus-Christ dans le Livre des Actes des apôtres au chapitre 5 : « Et maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu ».

Un jour la vérité éclatera, un jour le mal sera terrassé. Puissions-nous avoir la Sagesse de Marc-Aurèle reprise et christianisée par Saint Thomas More : « Seigneur, donne-moi le courage de changer ce que je peux changer, la sérénité de supporter ce que je ne peux changer, et la sagesse d’en connaître la différence » …

Homélie du Père Maximin Noudehou

« Ainsi parle le Seigneur : Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. » »

Cette recommandation de l’écoute est récurrente dans la Parole de Dieu. Il ne s’agit pas d’abord d’une question de finesse de l’ouïe mais d’un engagement de la volonté, d’une disposition de tout son être à une adhésion sincère à la Volonté de Dieu. Cette obéissance a pour finalité, le bonheur du Peuple de Dieu. Face à cette adresse du Seigneur, la réponse de son Peuple est désolante.
Dieu rappelle qu’Il n’a jamais manqué de leur parler mais ils se sont entêtés dans la désobéissance : « Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes. Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères. » Oui, il est à craindre que nous soyons pires que nos pères. Car, mieux que par les prophètes, Il nous parle par son Fils. (Cf. Hébreux 1, 1-3) L’heure est venue de faire notre examen de conscience sur notre rapport à la Parole de Dieu, sa fréquentation, sa méditation, son accueil et sa mise en pratique.
Qui écoute le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Seigneur, pardonne-nous nos désobéissances.

Paroles du Pape François

La vigilance ! Mais, trois critères, hein ! Ne confondez pas la vérité. Jésus lutte contre le diable: premier critère. Deuxième critère : qui n’est pas avec Jésus, est contre Jésus. Il n’y a pas d’attitude tiède. Troisième critère: la vigilance sur notre cœur, car le diable est rusé. Il n’est jamais chassé pour toujours ! Ce n’est que le dernier jour qu’il le sera.

Pape François, Homélie à sainte Marthe, 11 octobre 2013, Source : https://www.vaticannews.va/

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant  les  épreuves  en  cette  vie  où  nous  espérons  le  bonheur  que  tu  promets  et  l’avènement  de  Jésus  le Christ,  notre  Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie





Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

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