Quelle place les plus petits ont-ils dans nos vies ?

Bonjour les amis,

En ce mardi, le psaume du jour nous fait chanter où est notre bonheur :  » Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les richesses. Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent.
Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche, plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche !
Tes exigences resteront mon héritage, la joie de mon cœur.
La bouche grande ouverte, j’aspire, assoiffé de tes volontés. » (Ps 118 (119)

Et nous pouvons entendre dans les paroles du Christ un appel presque un cri du coeur pour que nous cultivions une véritable attitude d’humilité et prenions soin de tous nos frères.

« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ».
Mépriser quelqu’un, c’est dire qu’on se prétend important, ou plus important que d’autres.

J’entends un appel de Jésus, presque un cri du cœur, à respecter et à aimer tous ceux et celles que nous considérons parfois comme inférieurs ou en position d’infériorité, comme faibles ou en position de faiblesse, comme plus petits, comme moins importants, comme moins intelligents, comme plus pauvres.
L’enfant, le migrant, l’handicapé, le malade, le mendiant, l’étranger, la personne âgée, la femme, ou simplement celui qui est sale, mal habillé, différent, ou que l’on ne connait pas, dont nous nous méfions souvent, ces personnes que l’on appelle « eux », « les gens », « les autres ».
Cela vaut pour les personnes comme pour les pays dits du tiers ou quart monde.
Toutes et tous ont beaucoup à nous apprendre de foi, de joie, d’amour, de courage, de fraternité, de patience, de créativité, de beauté, de respect de l’environnement… Quand nous prenons le temps de nous arrêter, de nous asseoir, de nous mettre à la hauteur, pour entrer en relation avec ces personnes, nous découvrons leur richesse et tout ce qu’elles ont à nous apprendre, et nous oublions nos préjugés et quittons tout esprit de supériorité.
Le respect et l’amour fraternel nous poussent alors à agir en toute humilité, en tendant la main, en aidant, en donnant à boire ou à manger, ou simplement en regardant avec compassion, en souriant, tout ce qui fait du bien à l’autre et l’aide à se sentir aimé, mais le peu que nous pouvons leur donner n’est rien par rapport à ce que nous recevons.
Et puis nous sommes toujours le faible, le petit, l’inférieur, l’étranger de quelqu’un, alors nous n’avons aucune raison de nous sentir supérieurs.
Jésus nous rappelle dans ces Paroles que dans le Royaume qu’Il est venu inaugurer, la grandeur se mesure par la petitesse et l’amour donné. Nos sentiments de supériorité ne sont pas ceux qui ont cours dans le Royaume. Le Père des cieux aime chacun de ses enfants, chacun de nous. Jésus dit « un seul de ces petits » car aux yeux de Dieu nous sommes tous uniques.
Dieu ne connaît pas les comparatifs, il ne sait compter que jusqu’à un.
L’enfant est placé par Jésus au milieu du groupe des disciples, c’est-à-dire au cœur de la communauté chrétienne, c’est-à-dire à la place même du Christ. Jésus vient à nous comme un enfant. Il s’humilie et demande qu’on l’accueille ainsi. Il se fait pauvre et demande que nous suivions son exemple.

Seigneur, garde-moi bien d’exclure qui que ce soit, mon Père des cieux n’agit pas ainsi.
Laisse-moi au contraire entraîner par le mouvement perpétuel de l’amour du Christ, qui permet de me décentrer de moi et de découvrir, au milieu, le petit enfant dans lequel mon Seigneur demande à être accueilli.

Dans la mesure où j’y suis appelé, aide-moi à prendre soin de mes frères, surtout les plus petits.
De quel « petit » le Seigneur m’appelle-t-il à prendre soin particulièrement aujourd’hui ?

Seigneur, que ton Esprit d’Amour vienne dilater mon cœur et ouvrir mes mains.

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

CHANT

Vous serez vraiment grands (Communauté du Chemin Neuf) Rappelons-nous combien le plus humble et le plus petit est le plus grand aux yeux du Seigneur.

Vous serez vraiment grands dans la mesure où vous êtes petits,
Vous serez alors grands dans l’Amour, vous serez alors grands dans l’Amour.

EVANGILE

« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits » (Mt 18, 1-5.10.12-14)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu

À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ;
il le plaça au milieu d’eux, et il déclara :
« Amen, je vous le dis :
si vous ne changez pas
pour devenir comme les enfants,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant,
celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom,
il m’accueille, moi.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits,
car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Quel est votre avis ?
Si un homme possède cent brebis
et que l’une d’entre elles s’égare,
ne va-t-il pas laisser les 99 autres dans la montagne
pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle plus que pour les 99
qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

Méditation du Père François Lestang (RCF)

« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ». Pour Jésus, il ne s’agit pas seulement de veiller sur la brebis qui pourrait se perdre, comme un bon berger attentif à son troupeau. C’est nécessaire, mais ce n’est pas encore assez. Je peux rendre un service à ce « petit », comme de le nourrir ou de le visiter dans son épreuve, mais si je reste moi-même parmi les « grands », je n’ai pas encore fait le chemin intérieur, celui du respect, celui de l’espérance.
Ce que Jésus me demande ce matin, c’est de changer mon cœur, pour comprendre la valeur extraordinaire qu’a ce « petit » aux yeux de Dieu. La conversion à laquelle je suis appelé, c’est celle de quitter le jugement, le mépris pour celles et ceux que je considère comme « petits ». Il s’agit de rentrer dans le regard du Père, dans l’attention du Père, dans l’estime que le Père a pour chacune de ses créatures, pour chacun de ses enfants.
Qui donc est « petit » autour de moi, au point que je risque de le mépriser, de ne pas tenir compte de ses paroles, voire de critiquer ses actions ? Qui est ce « petit » qui risque de s’égarer, de se perdre, si mon amour ne se manifeste pas, par des paroles et par des actes ? Ce « petit », est-ce quelqu’un de plus jeune ? Au contraire, est-ce une personne plus âgée que moi ? Est-ce quelqu’un d’une autre région ? Est-ce quelqu’un qui travaille dans le même cadre que moi ? Eclaire-moi, Seigneur !

Dieu plein d’amour, merci pour celles et ceux que tu mets près de moi pour que je les aime comme tu les aimes, toi qui es leur Père, toi qui es notre Père.

Homélie du Père Maximin Noudehou

« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits. »
À la question des disciples : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? », la réponse de Jésus est très illustrative. Il « appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. » » Cette réponse manifeste bien qu’il y a un préalable à la question de positionnement qui préoccupe les disciples : il faut d’abord pouvoir entrer dans le Royaume des Cieux.

À l’instar des disciples, il nous arrive, peut-être, de mettre la charrue avant les bœufs. Comme eux, nous sommes souvent préoccupés d’obtenir le premier rang… Dans nos vies spirituelles, comme dans les leurs, le Seigneur vient remettre de l’ordre. Il nous demande de chercher d’abord à entrer dans le Royaume. Et pour y entrer, changer, c’est-à-dire se convertir, est un impératif. Le Seigneur relève deux étapes de cette démarche de conversion : savoir répondre à son appel et se mettre à sa disposition en toute confiance comme ce petit enfant.
De plus, le Seigneur, va au-delà de la demande de ses disciples. Alors qu’eux veulent savoir qui est le plus grand, Jésus les intéresse à comment être le plus grand : « Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. » Il veut susciter en eux le désir de réaliser ce qu’ils demandent.
L’humilité introduit dans le Royaume et élève.

« Dans quelle mesure désires-tu le Royaume des Cieux ? »
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits._ Il ne s’agit pas seulement de se faire petit. Il convient de ne mépriser aucun de ces petits.
Jésus s’identifie aux plus petits. Il montre ainsi que nul ne peut L’aimer et Le servir s’il n’aime et ne sert les plus petits. Ces derniers font l’objet de la prédilection de Dieu à tel point que leurs anges ( oui, ils existent bel et bien) se tiennent en sa présence dans une contemplation perpétuelle. C’est là un autre aspect de la conversion : changer de regard sur les plus petits et les tenir en haute estime. Or, nous recherchons souvent la compagnie des grands de ce monde ! Et nous abusons de notre position vis-à-vis des plus faibles.
Pour contempler les hauteurs, il faut abaisser le regard.
Quelle place les plus petits ont-ils dans ta vie ?

« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits. »
Finalement, Jésus fait contempler le Cœur de Dieu à ses disciples. Ce Dieu est préoccupé du Salut de chacun de ces petits. Il leur dit, en effet : « Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » Dieu va à la recherche de celui que le péché a rabaissé et éloigné.
Cette attention miséricordieuse de Dieu témoigne que la petitesse n’est pas uniquement une question d’innocence, de pureté. C’est principalement une question de disponibilité à la grâce du Salut.
En vérité, c’est l’Amour miséricordieux qui fait grandir.
Laisse-toi retrouver par Dieu !

Ô, Jésus doux et humble de Cœur, rends nos cœurs semblables au Tien !

Paroles du Pape François

« Le Seigneur aime surprendre » et ainsi « il déplace le centre de la discussion » : il prend un enfant à côté de lui et dit : « Qui accueillera cet enfant en mon nom m’accueille. Qui en effet est le plus petit d’entre vous, celui-ci est grand ». Et les disciples ne comprenaient pas. « Ceux que nous laissons de côté quand nous pensons à un programme d’organisation seront le signe de la présence de Dieu : les personnes âgées et les enfants. Les personnes âgées parce qu’elles portent en elles la sagesse, la sagesse de leur vie, la sagesse de la tradition, la sagesse de l’histoire, la sagesse de la loi de Dieu ; et les enfants parce qu’ils sont aussi la force, l’avenir, ceux qui feront aller de l’avant par leur force et par leur vie, l’avenir ».

L’avenir d’un peuple « est précisément là et là, chez les vieillards et les enfants. Et un peuple qui ne prend pas soin de ses personnes âgées et de ses enfants n’a pas d’avenir, parce qu’il n’aura pas de mémoire et il n’aura pas de promesse. Les personnes âgées et les enfants sont l’avenir d’un peuple ». « Le prophète nous parle de la vitalité de l’Église. Mais il ne nous dit pas : mais je serai avec vous et toutes les semaines vous aurez un document pour penser; tous les mois nous ferons une réunion pour planifier ». Tout cela, a-t-il ajouté, est nécessaire mais ce n’est pas le signe de la présence de Dieu. Quel est ce signe, cela nous est dit par le Seigneur : « De vieux hommes et des vieilles femmes s’assiéront encore sur les places de Jérusalem, chacun avec une canne à la main du fait de leur longévité. Les places de la ville fourmilleront de petits garçons et de petites filles qui joueront sur les places » « Le jeu nous fait penser à la joie. C’est la joie du Seigneur. Et ces personnes âgées assises avec la canne à la main, nous font penser à la paix. Paix et joie, c’est cela l’air de l’Église ».

Pape François, méditation matinale en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, Lundi 30 septembre 2013

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant  les  épreuves  en  cette  vie  où  nous  espérons  le  bonheur  que  tu  promets  et  l’avènement  de  Jésus  le Christ,  notre  Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière avec Marie, Bernadette, et son père

Madame, Vous qui m’avez choisie un jour
Pour répandre vos mots d’amour Vous qui un jour m’avez élue
Je vous bénis, je vous salue

Madame, Vous qui faîtes de votre mieux
Fille de paix, mère de Dieu Vous qui donnez au dépourvu
Je vous bénis, je vous salue

Madame, Dont le cœur brûle comme une flamme
Avec l’amour pour oriflamme Sauvez leurs corps, sauvez leurs âmes

Madame, Vous qui entendez les prières
Des pauvres pêcheurs sur la Terre Vous notre sœur, vous notre mère Emplissez-nous de la lumière

Madame, Vous qui avez donné l’enfant
Le fruit parfait de votre sang Pour les humains faibles et nus
Je vous bénis, je vous salue

Madame, Vous qui apportez à ce monde
Des feux de joie qui nous inondent Vous qui nous aimez tant et plus
Je vous bénis, je vous salue

Madame, Dont le cœur brûle comme une flamme
Avec l’amour pour oriflamme Sauvez leurs corps, sauvez leurs âmes

Madame, Vous qui entendez les prières
Des pauvres pêcheurs sur la Terre Vous notre sœur, vous notre mère Emplissez-nous de la lumière

Madame, Vous qui m’avez choisie un jour
Pour répandre vos mots d’amour Vous qui un jour m’avez élue
Je vous bénis et vous salue
Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.


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