Tout est grâce

Bonjour les amis,

Certains matins sont plus complexes que d’autres. Nous nous levons et nous savons, comme une intuition, que la journée sera particulière.
Pour ces moments, et pour tous ces instants qui appellent à la prière, Jésus nous a donné des mots, ces mots que nous retrouvons dans l’Évangile du jour.

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour…
Nous Le saluons, nous Le glorifions, nous nous abandonnons à Lui. Le pain de ce jour, c’est sa nourriture, cette manne du ciel, qui nous donnera la force de vivre en plénitude tous ces petits moments, agréables ou désagréables, de notre journée.

Aujourd’hui nous nous sommes levés et nous avons appris la naissance au Ciel de Annick, la maman de notre chère Hélène. Elle est partie dans la nuit, paisiblement. Entourée de ses enfants et petits enfants, elle a vécu ces derniers jours de beaux « moments de merci ».
Lors de tels moments, nous pouvons soit nous tourner vers la tristesse de la perte, du départ, soit rendre grâce à Dieu pour cette vie pleine de fruits et pour cette fin sur terre si douce et si sereine.
Bien sûr ces deux sentiments nous habitent, mais laissons l’action de grâce nous habiter.

Comme nous dit la première lecture, « heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis »… Tout est grâce.
Alors aujourd’hui, rendons grâce pour tous ceux qui se sont endormis dans l’amour. Demandons cette grâce pour nous et nos proches. Prions pour celles et ceux que la mort angoisse, effraie.

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

CHANT

Géthsémani. Que la grâce en nous, nous donne de toucher le ciel. Une pensée très affectueuse à Hélène, Annick, Gaëlle, Emmanuel, Violaine, et toute la famille Breurec

En ce jardin Je dépose ma vie
Plus de chemin La vérité me fuit
Plus de matin Mais cette nuit vient Où tout s’éteint
 
Perlent en mon cœur Gouttes de sang et d’eau
Cette douleur La peine est mon fardeau
Quelle froideur Dans cette angoisse Dans cette peur
 
Père éternel Ouvre le ciel
Pour que ta grâce en moi Donne à toucher le ciel
Donne à goûter ta loi Et que ta volonté soit faîte
En ce jardin Je n’ai plus rien
Que le fardeau du monde Mon dieu et si je tombe
Que deviendra demain Mais que ta volonté soit faîte En ce jardin
 
Agenouillé Le cœur d’effroi meurtri
Là où tombait Le sang de l’agonie
 
Touchant la terre Seul abandonné
Dans ma misère En ce jardin
Où même mes amis Lâchant ma main
Un à un m’ont trahi Mais dans mon cœur
À Gethsémani Vit le seigneur
 
Père éternel Ouvre le ciel
Pour que ta grâce en moi Donne à toucher le ciel
Donne à goûter ta loi Et que ta volonté soit faîte En ce jardin

EVANGILE

« Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens :
ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin,
avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes,
comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,
votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Méditation du Père Emmanuel Pic (RCF)

Nous le savons bien, ce n’est pas la quantité de paroles ou le temps que nous y consacrons qui fait la force de la prière : « Ne rabâchez pas comme les païens », dit Jésus avant d’apprendre aux disciples la prière du Notre Père.
Pourtant, qui d’entre nous n’a jamais eu l’impression de rabâcher en récitant des prières ? de répéter toujours la même chose ? de ne pas vraiment « sentir » la force des paroles que l’on prononce ? La prière spontanée, personnelle, dite avec conviction et force intérieure, n’est-elle pas meilleure que la répétition de paroles dont nous finissons par perdre la saveur et la nouveauté ?
Le Notre Père n’est pas qu’une prière destinée à être récitée le plus souvent possible. Elle est une matrice, un guide, pour la prière. Ces paroles de Jésus sont le fragile passage sur lequel nous devons nous engager si nous voulons faire monter vers le Père une prière juste. Elles sont une école de prière, et, comme le dira plus tard saint Augustin, il n’est pas un seul mot de la prière qu’on ne retrouve pas dans le Notre Père.
Pour Jésus, la prière est d’abord dialogue filial et confiant, puisque nous nous adressons à un père.
Elle est ensuite louange et adoration : « que ton Nom soit sanctifié, que ton Règne vienne. »
Elle est mouvement par lequel nous entrons dans la volonté du Père et non dans la nôtre : « Que ta volonté soit faite. »
Elle est prière de demande, mais pas n’importe quelle demande : le pain quotidien, sans excès ; le pardon des offenses, qui nous encourage à pardonner nous-mêmes ; la délivrance du mal, qui ne peut venir que de lui. Toute autre demande faite à Dieu est insensée.
Prier comme des enfants, remercier et faire de justes demandes : tel est le chemin de prière sur lequel Jésus engage ses disciples, en les mettant à l’école du Notre Père.

Homélie du Père Maximin Noudehou

« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens. »
La prière n’est pas un flot de paroles. Son efficacité ne se mesure pas à la quantité des mots. Telle est la mise en garde de Jésus. Puis, Il attire l’attention de ses disciples sur la figure du Père. « Votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé. » La prière nourrit la conscience de la présence de Dieu. Et elle favorise le renforcement de la confiance en Lui. Elle met en lumière les besoins de l’orant.
Dans la prière, nous ne sommes pas en relation avec nos mots. Avec la prière, Dieu nous accorde plutôt l’opportunité de creuser profondément le lit de notre cœur afin que son Amour infini y comble une attente plus consciente. Car c’est la joie de Dieu de nous combler. Il veut d’abord nous combler de Lui-même à travers la magnificence de son Nom, l’épiphanie de son Règne, l’accueil de sa Volonté. Il vient ensuite nous combler par ses divers dons. Par la prière, nous reconnaissons et confessons notre filiation divine. Il convient alors de distinguer la prière chrétienne de tout autre prière.

Prier c’est exister comme fils/fille de Dieu.
En quoi ta prière nourrit-elle ta relation à Dieu, ton Père ?_

« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens »
Si la prière s’enracine dans la relation à Dieu, elle se nourrit aussi de la relation au prochain. Et le pardon en est une attestation.
Jésus pose chacun comme la norme de son pardon : « *Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.* » Le cœur qui donne est le même qui reçoit. Tel l’on donne, tel l’on reçoit. Car, en l’homme, rien ne peut suffire à recueillir la généreuse Miséricorde de Dieu.

Heureuse norme qui nous responsabilise en face de Dieu ! Terrible sentence qui semble ne pas tenir compte de notre fragilité ! Ce n’est point que Dieu, notre Père nous applique ici la loi du talion. C’est plutôt qu’Il nous rappelle qu’un contenant, qui est rempli, ne peut plus rien recevoir. Si nous choisissons de continuer à remplir nos cœurs des offenses subies, il n’y a plus de place en nous pour sa Miséricorde.

Le cœur de l’homme n’est ni un débarras ni une poubelle.
Quand vas-tu faire le ménage ?

Seigneur, par l’intercession de la Vierge Marie, que nos vies soient prière. 

Paroles du Pape François

On dirait que l’hiver est en train de s’en aller et nous sommes donc revenus sur la place. Bienvenus sur la place! Dans notre parcours de redécouverte de la prière du «Notre Père», nous approfondirons aujourd’hui la première de ses sept invocations, c’est-à-dire «Que ton nom soit sanctifié».

Les demandes du «Notre Père» sont sept, facilement divisibles en deux sous-groupes. Les trois premières ont, au centre, le “Tu” de Dieu le Père; les quatre autres ont, au centre, le «nous» et nos nécessités humaines. Dans la première partie, Jésus nous fait entrer dans ses désirs, tous adressés au Père: «Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite»; dans la deuxième, c’est Lui qui entre en nous et qui se fait l’interprète de nos besoins: le pain quotidien, le pardon des péchés, l’aide face à la tentation et la libération du mal.

C’est là que se trouve la matrice de toute prière chrétienne — je dirais de toute prière humaine —, qui est toujours faite, d’une part, de contemplation de Dieu, de son mystère, de sa beauté et de sa bonté, et, de l’autre, d’une sincère et courageuse demande de ce qui nous sert pour vivre, et bien vivre. Ainsi, dans sa simplicité et dans son essentialité, le «Notre Père» éduque celui qui le récite à ne pas multiplier des paroles vaines, car — comme le dit Jésus lui-même — «Votre Père sait bien ce qu’il vous faut, avant que vous le lui demandiez» (Mt 6, 8).

Quand nous parlons avec Dieu, nous ne le faisons pas pour Lui révéler ce que nous avons dans le cœur: Il le connaît beaucoup mieux que nous! Si Dieu est un mystère pour nous, en revanche nous ne sommes pas une énigme à ses yeux (cf. Ps 139, 1-4). Dieu est comme ces mères à qui un regard suffit pour tout comprendre de leurs enfants: s’ils sont contents ou tristes, s’ils sont sincères ou s’ils cachent quelque chose…

Le premier pas de la prière chrétienne est donc de nous remettre nous-mêmes à Dieu, à sa providence. C’est comme dire: «Seigneur, tu sais tout, il n’y a même pas besoin que je te raconte ma douleur, je te demande seulement d’être ici à côté de moi: Tu es mon espérance». Il est intéressant de remarquer que Jésus, dans le discours sur la montagne, immédiatement après avoir transmis le texte du «Notre Père», nous exhorte à ne pas nous préoccuper et à ne pas nous tourmenter pour les choses. Cela semble une contradiction, tout d’abord il nous enseigne à demander notre pain quotidien et, ensuite, il nous dit: «Ne vous inquiétez donc pas en disant: Qu’allons-nous manger? qu’allons-nous boire? de quoi allons-nous nous vêtir?» (Mt 6, 31). Mais la contradiction n’est qu’apparente: les questions du chrétien expriment la confiance dans le Père; et c’est précisément cette confiance qui nous fait demander ce dont nous avons besoin sans angoisse ni agitation.

C’est pour cela que nous prions en disant: «Que ton nom soit sanctifié!”. Dans cette demande — la première! «Que ton nom soit sanctifié!» — on sent toute l’admiration de Jésus pour la beauté et la grandeur du Père, et le désir que tous le reconnaissent et l’aiment pour ce qu’il est vraiment. Et, dans le même temps, il y a la supplication que son nom soit sanctifié en nous, dans notre famille, dans notre communauté, dans le monde entier. C’est Dieu qui sanctifie, qui nous transforme par son amour; mais, dans le même temps, c’est également nous qui, par notre témoignage, manifestons la sainteté de Dieu dans le monde, en rendant son nom présent. Dieu est saint, mais si nous, si notre vie n’est pas sainte, il y a une grande incohérence! La sainteté de Dieu doit se refléter dans nos actions, dans notre vie. «Je suis chrétien, Dieu est saint, mais je fais beaucoup de mauvaises choses», non, cela ne sert à rien. Cela fait même du mal; cela scandalise et n’aide pas.

La sainteté de Dieu est une force en expansion, et nous supplions pour qu’elle brise rapidement les barrières de notre monde. Quand Jésus commence à prêcher, le premier à en payer les conséquences est précisément le mal qui afflige le monde. Les esprits malins lancent des imprécations: «Que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais qui tu es: le Saint de Dieu» (Mc 1, 24). On n’avait jamais vu une telle sainteté: qui n’était pas préoccupée par elle-même, mais tournée vers l’extérieur. Une sainteté — celle de Jésus — qui s’élargit en cercles concentriques, comme lorsqu’on jette une pierre dans un étang. Le mal a les jours comptés — le mal n’est pas éternel —, le mal ne peut pas nous nuire: l’homme fort est arrivé, qui prend possession de sa maison (cf. Mc 3, 23-27). Et cet homme fort est Jésus, qui nous donne à nous aussi la force pour prendre possession de notre maison intérieure.

La prière chasse toute crainte. Le Père nous aime, le Fils lève les bras à côté des nôtres, l’Esprit travaille en secret pour la rédemption du monde. Et nous? Nous ne vacillons pas dans l’incertitude. Mais nous avons une grande certitude: Dieu m’aime; Jésus a donné sa vie pour moi! L’Esprit est en moi. C’est la grande chose certaine. Et le mal? Il a peur. Et cela est beau.

Audience générale du 27 Février 2019

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant  les  épreuves  en  cette  vie  où  nous  espérons  le  bonheur  que  tu  promets  et  l’avènement  de  Jésus  le Christ,  notre  Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie

Chercher avec toi dans nos vies Les pas de Dieu, Vierge Marie,
Par toi accueillir aujourd’hui Le don de Dieu, Vierge Marie.

Puisque tu chantes avec nous Magnificat, Vierge Marie,
Permets la Pâque sur nos pas. Nous ferons tout ce qu’il dira.

Puisque tu souffres avec nous, Gethsémani, Vierge Marie,
Soutiens nos croix de l’aujourd’hui Entre tes mains, voici ma vie.

Puisque tu demeures avec nous Pour l’Angélus, Vierge Marie,
Guide nos pas dans l’inconnu, Car tu es celle qui a cru.




Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

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