Mettons de l’amour dans toutes les petites choses de notre vie

Chers amis,

Ecoutons et goûtons une partie de l’homélie de ce jour du Père Christophe Delaigue au monastère des dominicaines de Chalais et à la paroisse St Joseph de Grenoble :
Que veut dire servir et accueillir l’autre à la suite du Christ, servir et accueillir à son exemple et à son école est la question du jour. Jésus dira plus tard : « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir » (Mt 20,28), et c’est bien cet abaissement-là qu’il a vécu et qu’il nous appelle à vivre à sa suite – et on peut penser ici au geste du lavement des pieds, en Jn 13, ce geste qui dit le mystère de l’incarnation et ce que le Christ attend de nous, et un geste, d’ailleurs, que Jésus a reçu de Marie, en Jn 12 – la même Marie que notre évangile de ce jour…
Il s’agit en tout cas d’apprendre du Christ à servir à son école. Et si on fait le lien avec la 2ème lecture, on peut du coup se demander ce que veut dire être ministre dans l’Église à la suite du Christ ? Est-ce s’afférer, voire tout régenter comme Marthe, ou est-ce d’abord apprendre à s’asseoir aux pieds du Maître et l’écouter, se laisser enseigner par lui pour alors apprendre à s’asseoir en son nom aux pieds de celles et ceux à qui nous sommes envoyés, celles et ceux que nous rencontrerons ? Pour servir une rencontre, justement, celle de Jésus et de chacun, servir la rencontre par l’écoute de ce que les uns et les autres sont et de ce qu’ils vivent, leurs cris comme de leurs attentes d’un salut, leurs découragements, peut-être même leurs désespérances. Alors une parole pourra se dire et un bout de chemin pourra se faire.
Voilà la question, voilà l’enjeu ! Et pas que pour les prêtres ou les évêques ou les diacres, mais pour vous aussi, pour nous tous qui sommes tous appelés à être ministres-serviteurs de l’annonce en paroles et en actes du Christ Jésus et de son salut. Chacun selon nos charismes et nos états de vie, chacun selon notre vocation, mais tous appelés à cette mission-là de rejoindre, écouter, annoncer, relever. A notre mesure et ensemble, dans la complémentarité de ce que nous sommes.
C’est notre mission, c’est le ministère que nous avons reçu à notre baptême, c’est le service qui nous est demandé. Celui de l’annonce du Christ et de son salut, comme a dit St Paul dans la 2ème lecture. Et ce service il est inséparable de l’Evangile de la semaine dernière et qui précède immédiatement l’ évangile du jour, à savoir la parabole du Bon Samaritain : se faire proche de celui qui est là et qui en a besoin.
Mais attention, pas dans un activisme effréné qui pourrait là aussi prendre toute la place, et même, parfois, qui croirait savoir à la place de l’autre de quoi il pourrait avoir besoin ou ce que Dieu voudrait pour lui, non ! Se faire proche en prenant le temps de s’arrêter à hauteur de l’autre, à son écoute – à ses pieds, comme Marie.
C’est la question de Jésus dans beaucoup de récits de miracles et de guérison, quand il prend le temps de demander : « Que veux tu que je fasse pour toi ? » …
Il s’agira d’apprendre à servir l’autre dans la présence à qui il est, dans l’écoute de ce qu’il vit et traverse. Apprenant nous-mêmes à être tout-jours et d’abord à l’écoute du Christ, à l’écoute de sa Parole, à l’écoute de ses appels d’Évangile. Pourquoi ? tout simplement pour faire son œuvre à lui et pas nos petites œuvres à nous, et pour porter le fruit que le Père veut, son salut, sa miséricorde. Faire sa volonté et non pas d’abord la nôtre, pas nos trucs à nous, aussi géniaux seraient-ils.
Cela veut dire vivre la mission et le service du frère en fondant toute chose en Dieu, dans la prière. Mais en ayant bien conscience que même dans la prière il nous faut tous apprendre à tout fonder dans l’écoute première du Christ et de sa Parole. Parce que même là, dans la prière, nos préoccupations peuvent prendre toute la place et parfois ne lui en laisser que peu, à lui le Christ.
Pour le dire autrement, il s’agit d’apprendre à calmer un peu la Marthe qui se cache toujours en nous pour laisser plus de place à la Marie qui habite nos cœurs. Car là est la meilleure part, la meilleure place.
Mais là encore, attention : Jésus parle bien de « meilleure » part, non pas de la seule bonne – comme si l’autre était mauvaise. Elle est « meilleure » car c’est elle qui va permettre de vivre « mieux » l’une et l’autre parts ensembles, indissociablement, les vivre de façon ajustées, ordonnées l’une à l’autre et au Christ : l’écoute et le service, la prière et la mission, la contemplation et l’action.
Pensons alors à l’appel du Christ à « Demeurer dans [son] amour » et à « Garder [ses] commandements », sa Parole (Jn 15). Alors, dit-il, ça portera du fruit.
Il s’agit d’apprendre jour après jour à demeurer dans l’amour du Christ, apprendre à demeurer en sa Présence, à l’écoute de sa Parole ; et là, quoi que nous puissions faire, quel que soit notre état, ayons foi avec le Christ que si c’est vécu avec lui alors ça portera du fruit, que c’est fécond – que c’est fécond du fruit que Dieu voudra et permettra…
C’est notre vie qui témoignera de cela, c’est par notre vie que quelque chose du Christ et de son salut pourra ainsi se dire. C’est notre façon d’accueillir cela et aussi de vivre et de rencontrer l’autre qui dira ce qui nous habite, qui annoncera celui qui nous habite.
C’est l’expérience de St Paul, St Paul qui a pu annoncer avec fougue le Christ ressuscité parce que lui-même en avait fait l’expérience. Et il est prêt à souffrir pour cela, il est prêt à endurer les épreuves de la contradiction, parce que sa vie en a été complètement bouleversée. Il sait qu’avec le Christ, quoi qu’il arrive, la vie est plus forte que tout mal. C’est sa foi, c’est son espérance. C’est notre foi et c’est ce que nous sommes appelés à vivre très concrètement les uns pour les autres, au nom de Jésus et de l’Évangile.
Et ça, ça suppose de servir l’autre et l’accueillir tel qu’il est. L’accueillir vraiment. Non pas tant de faire des choses pour lui que de se mettre à son écoute et d’entendre là les appels du Maître, les appels du Christ Jésus.

« La parole du Christ est très claire : pas de mépris pour la vie active, encore moins pour la généreuse hospitalité ; mais il s’agit d’un appel clair au fait que la seule chose vraiment nécessaire est d’écouter la Parole du Seigneur, qui est éternelle et donne sens à notre activité quotidienne » (Benoît XVI)

« Marthe, sois bénie pour tes bons services ; lorsque tu arriveras à la patrie céleste, tout cela n’existera plus là-bas : il n’y aura là-bas que ce que Marie a choisi » (St Augustin)

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

Source : https://www.christophedelaigue.fr/2022/07/

CHANT

Tu es Dieu, au milieu de nos prières….

PREMIERE LECTURE

« Mon seigneur, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur » (Gn 18, 1-10a)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham,
qui était assis à l’entrée de la tente.
C’était l’heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux,
et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui.
Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente
et se prosterna jusqu’à terre.
Il dit :
« Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux,
ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.
Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau,
vous vous laverez les pieds,
et vous vous étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher de quoi manger,
et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin,
puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! »
Ils répondirent :
« Fais comme tu l’as dit. »
Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente,
et il dit :
« Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine,
pétris la pâte et fais des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau,
il prit un veau gras et tendre,
et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait,
le veau que l’on avait apprêté,
et les déposa devant eux ;
il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre,
pendant qu’ils mangeaient.
Ils lui demandèrent :
« Où est Sara, ta femme ? »
Il répondit :
« Elle est à l’intérieur de la tente. »
Le voyageur reprit :
« Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,
et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »

Parole du Seigneur.

EVANGILE

« Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc

En ce temps-là,
Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci
et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Homélie du Père Maximin Noudehou sur la première lecture

« Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
La visite de Jésus, chez Marthe et Marie, ne semble pas programmée. Chacune des deux femmes l’accueille à sa manière :
— Marie était aux pieds du Seigneur et L’écoutait.
— Marthe était accaparée par les multiples occupations du service.
— Marthe se sentit abandonnée et réagit.
— Marie demeura dans le silence.

Les visites du Seigneur dans nos vies sont généralement des surprises. Ce n’est pas seulement au dernier jour qu’Il vient comme un voleur. Il est en permanence en train d’éprouver notre vigilance. Il rentre dans le village de notre monde. Mais, Il attend que, comme Marthe, nous Lui ouvrions notre maison, que nous L’introduisions dans notre vie personnelle. En mentionnant Marie avant Marthe, Saint Luc nous fait comprendre qu’en recevant Jésus chez nous, la première attitude à avoir est celle de l’écoute. Sans elle, tout le reste perd sa valeur. Car, tout passe, seule sa Parole demeure. La liberté intérieure vient de cette écoute. Nous agissons à l’égard de Dieu comme nous agissons à l’égard de nos visites : nous demandons à la télévision de nous remplacer parce que, pour nous le plus important, est ailleurs.
Nous cherchons à juger les autres dans leur relation à Dieu pour justifier notre propre attitude. Mais le Seigneur nous dit que l’essentiel est de nous assurer que nous sommes en train d’accomplir sa Volonté. Lui seul connaît les cœurs. Nous pouvons faire le bien sans être, pour autant, dans la dynamique de ce que le Seigneur attend de nous à cette heure ! Nous sommes invités à opérer le bon discernement. Si nous parvenons à sortir du jugement, nous pouvons espérer que nous ne sommes pas loin de l’objectif. Car, en ce moment, nous avons le regard de Dieu sur toute chose. Jésus aimait Marthe et Marie. Il nous aime aussi et ne veut pas devenir notre pomme de discorde. Certaines de nos divergences sont totalement superflues. Elles nous éloignent de la communion avec Dieu. Elles occupent notre cœur discutant ainsi la place avec Dieu.
Accueillir Dieu, c’est, d’abord, accepter d’être accueilli par Lui, de devenir son occupation. Abandonne-toi à Lui !
Reste avec nous, Seigneur !

Paroles du Pape François

Profiter des vacances pour prendre «la meilleure part»

Commentant l’épisode de l’Évangile selon Luc dans lequel Marthe et Marie offrent l’hospitalité à Jésus, le Pape François a invité lors de l’angélus de ce dimanche  à savoir trouver des moments libres pour méditer, notamment dans cette période estivale, et ainsi choisir comme Marie «la meilleure part».
Surplombant une place Saint-Pierre avoisinant les 40 degrés Celsius, le Souverain pontife est revenu sur la façon dont Jésus bouleverse «notre façon de penser».
En effet, à travers l’épisode dans l’Évangile selon Luc dans lequel Marthe s’affaire pour offrir l’hospitalité à Jésus tandis que Marie s’assied à ses pieds pour l’écouter, François a expliqué l’importance de discerner l’ordre des priorités. «La philosophie de Marthe semble être la suivante: d’abord le devoir, ensuite le plaisir.», a-t-il détaillé, mais Jésus, tout en reconnaissant l’engagement de Marthe, «veut lui faire comprendre qu’il existe un nouvel ordre de priorités, différent de celui qu’elle avait suivi jusqu’alors.»

La meilleure part

Marie, elle, a compris qu’il existait «une meilleure part, à laquelle il faut accorder la première place. Tout le reste vient après, comme un ruisseau qui coule de source». Cette meilleure part, l’écoute des paroles de Jésus, «un enseignement qui touche et façonne la vie, la change, la libère de l’opacité du mal, la satisfait et lui insuffle une joie qui ne finit pas: c’est la meilleure part.»
Ainsi, a invité le Saint-Père, «profitons de cette période de vacances pour nous arrêter et écouter Jésus», «Pour beaucoup de gens, les rythmes de travail sont frénétiques, fatigants. La période estivale peut aussi être précieuse pour ouvrir l’Évangile et le lire lentement, sans hâte». François qui a exhorté également les fidèles à se demander «quand je commence ma journée, est-ce que je me jette tête baissée dans les choses à faire, ou est-ce que je cherche d’abord l’inspiration dans la Parole de Dieu?» et à sortir des automatismes du quotidien, choisissant comme Marie, la meilleure part, «celle qui ne nous sera jamais enlevée».

Pape François, Angelus, 17 Juillet 2022, Source : https://www.vaticannews.va/

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur. et donne la paix à notre temps: soutenus par ta miséricorde, nous serons libérés de tout péché, à l’abri de toute épreuve, nous qui attendons que se réalise cette bienheureuse espérance: l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie

Je vous salue, Marie, pleine de grâce(s) ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

Prière à Joseph

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblée.
Le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux.
Tu es béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni.
Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu,
prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours
et daigne nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.

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