Crois sur Parole

Chers amis,

Nous vous partageons de larges extraits de l’homélie très belle et complète du père Christophe Delaigue ce matin à St Jo à Grenoble :

… Thomas dont le surnom signifie « le jumeau », Thomas qui doute et dont on se sent souvent proche dans la foi, Thomas qui voudrait voir de ses propres yeux Jésus ressuscité et même toucher ; toucher pour croire …
Et comme le dit Jésus en pensant à nous aujourd’hui : heureux sommes-nous de croire, nous, sans avoir vu, nous qui sommes invités à croire sur parole, celle de Dieu lui-même par le témoignage de ceux qui ont pu faire une expérience du ressuscité, et par la transmission de ces témoignages jusqu’à nous. Oui, heureux sommes-nous, dit Jésus. D’ailleurs Thomas aussi a cru sur parole : il lui suffit de savoir qu’il peut toucher alors il croit. … Ça lui suffit.…. Ce dimanche c’est « Dimanche de la Divine Miséricorde ». Et c’est le deuxième dimanche de Pâques …  et si on a ça en tête avec ce qu’on vient d’entendre alors ça peut éclairer autrement la Bonne nouvelle de la résurrection de Jésus, et ce que ça peut signifier pour nous aujourd’hui, concrètement.
Peut-être se redire d’abord ce qu’est le temps pascal. C’est ce temps qui nous est donné de 40 + 10 jours pour faire nôtre la Bonne nouvelle de la résurrection de Jésus. Et là, contempler comment il se révèle à ses disciples, ce qu’il leur révèle de sa présence qui sera autre et autrement, et ce qu’il leur révèle de l’envoi en mission qu’il va leur adresser…
Ce temps pascal c’est ce temps qui nous est donné pour laisser cette Bonne nouvelle d’une présence nouvelle du Ressuscité nous habiter et nous renouveler. Nous libérer, même, comme c’est le cas pour les apôtres qui sont emmurés dans la peur mais qui pourtant … après la Pentecôte, sont devenus des témoins qui annoncent la résurrection, en paroles et en actes.
Et l’enjeu premier pour nous, c’est de nous laisser rejoindre par cette Bonne nouvelle, cette Bonne nouvelle que le Christ, malgré sa mort, est bien vivant en Dieu et présent à notre vie. Comment ? Nous allons le découvrir au fil des jours et des semaines.
Mais l’enjeu c’est bien que la Bonne nouvelle de la résurrection prenne corps en nous, que ça descende en nous et nous habite ; qu’elle nous façonne de l’intérieur, cette Bonne nouvelle, pour que ce ne soit pas qu’une belle parole mais que ce soit véritablement une Parole de vie, une parole qui nous mette en route, qui nous relève. Pour le dire autrement : qui nous ressuscite. Aujourd’hui, déjà.
Et de fait, il y a un acte de foi à poser, comme pour Thomas, notre jumeau. Et même plus que Thomas puisque nous sommes appelés à croire sans avoir vu. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne va pas faire une expérience du Ressuscité ou de la résurrection. Mais justement. Laissons-nous faire, laissons-nous rejoindre par cette Bonne nouvelle.
Et si ça prend corps en nous, si ça devient Parole de vie, alors nous allons pouvoir en vivre et donc en être témoins pour d’autres. Nous allons pouvoir donner Corps à cette Bonne nouvelle de la résurrection, cette Bonne nouvelle du salut, et donner Corps au Christ ressuscité. Lui donner Corps c’est-à-dire lui permettre de continuer son œuvre de salut en ce monde, ce monde qui en a tant besoin, ce monde qui est défiguré par le mal, jusqu’en notre vie à chacun, on le sait bien … Voilà l’enjeu, pour être témoins du salut, pour être des témoins en actes de la promesse de vie et de résurrection que Jésus révèle pleinement par sa propre résurrection. C’est à cela qu’il nous appelle : vivre l’amour de Dieu, l’amour qui sauve, l’amour qui relève et qui permet de trouver sens à sa vie, l’amour sauveur du Père qui s’appelle la miséricorde … le pape François disait que la miséricorde c’est « l’amour de Dieu qui console, qui pardonne et qui donne l’espérance ».
… Quand Jésus s’approche et qu’il dit « La paix soit avec vous » c’est véritablement une parole de consolation. Et c’est même une parole et une expérience de salut. Et quand Jésus souffle sur ses apôtres et leur donne pouvoir de remettre les péchés, là encore il s’agit bien de cette miséricorde qui console, qui pardonne et qui redonne l’espérance.
C’est promesse pour nous et c’est ce que nous avons à vivre. En Église. Donner Corps au Christ ressuscité qui est acteur de ce salut, c’est sa mission, ce salut qui se dit en actes et qui se dira dans ce que nous vivrons de cette miséricorde du Père… Donner Corps au Christ pour vivre son salut…
Une autre chose du pape François, il partage très simplement ce qu’est pour lui ce qu’il appelle « le style de Dieu », c’est-à-dire comment Dieu s’y prend avec nous. Et il résume ce « style de Dieu » en trois mots : « proximité, compassion et tendresse ».
C’est vraiment l’attitude de Jésus ressuscité qui vient rejoindre ses disciples pour se révéler à eux, Jésus qui prend le temps de se donner à reconnaître, même s’il faut y revenir, même si ça prend du temps ; c’est ça sa tendresse. Et Jésus qui se laisse toucher, je crois, par leurs peurs, et qui va même compter sur eux pour que la Bonne nouvelle de sa résurrection soit annoncée, au-delà de leurs trahisons ou de leur abandon au pied de la Croix.
Proximité, compassion et tendresse. Alors nous pourrons consoler, pardonner et redonner l’espérance, notamment à celles et ceux qui souffrent ou qui ne trouvent plus sens à leur vie ou à ce monde.
C’est notre mission. Être miséricordieux comme le Père est miséricordieux. Et pour cela être témoins et artisans de paix. Et être de ces hommes et ces femmes qui veulent vivre le pardon et la réconciliation, c’est-à-dire remettre les péchés, et libérer notre prochain des entraves de la culpabilité et du poids du mal en nos vies à chacun.
C’est très concret tout cela. Et … C’est notre mission, pour donner Corps au Christ ressuscité qui veut vivre et offrir cela aujourd’hui encore à notre monde. Et qui compte sur nous, son Église.
C’est ce que nous célébrons à chaque eucharistie où nous devenons ce que nous recevons, le Corps du Christ, appelés à être sa présence en ce monde, une présence qui prend soin et relève. A notre mesure évidemment, et les uns avec les autres, en Église. En marchant ensemble et avec celles et ceux de qui nous nous rendrons proches, comme le Christ ressuscité dans notre évangile mais plus largement aussi tout au long de sa vie publique. Pensez par exemple à la parabole du Samaritain en Lc 10.
En tout cas nous avons 40 jours devant nous, un peu moins maintenant, pour cheminer ainsi aux côtés du Christ ressuscité et pour le laisser nous enseigner tout cela. Et nous aurons 10 jours encore pour demander alors l’Esprit Saint, la force de vie et d’amour de Dieu, sa puissance de résurrection, pour que nous devenions ces témoins en actes dont le Christ a besoin pour vivre et poursuivre sa mission.
Alors donnons-nous les moyens, donnez-vous les moyens chers amis. Prenez le temps en ces jours et semaines qui viennent de vous laisser travailler par la Parole de Dieu. Prenez le temps de contempler ce qui nous y est dit de Jésus ressuscité et ce qui est raconté dans les 1ères lectures de cette fougue des premières communautés chrétiennes pour qui cette expérience de la résurrection est devenu un vrai moteur de vie. Donnons-nous les moyens. Et portons-nous pour cela dans la prière.
Que le Seigneur nous renouvelle en cette Bonne nouvelle de la résurrection. Que ça devienne Parole de Vie pour nous, nous qui sommes appelés à croire sans savoir vu, mais nous qui pouvons pressentir en nos cœurs la vérité mystérieuse de cette Bonne nouvelle, et combien c’est vrai, que la vie est plus forte que tout mal et que toute mort, même malgré les apparences immédiates parfois.
… Laissons-nous rejoindre par le Christ Ressuscité, aujourd’hui déjà et dans les jours qui viennent… Amen.

Source : https://www.christophedelaigue.fr/2022/04/

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » Merci Seigneur pour le don de Ta vie en moi que Tu as obtenu par Ta mort et Ta Résurrection. Deviens le Maître et Seigneur de ma vie, dirige-la, utilise-moi comme un instrument pour confirmer mes frères dans la foi.
Seigneur, ouvre mon cœur pour recevoir Ta paix, celle que Tu donnes à celles et ceux qui croient en Toi.
Seigneur, même si, je crois, viens au secours de mon incrédulité. Tu sais combien mon cœur est lent à croire et combien il recherche toujours plus de preuves de Ton existence, de Ta vie aujourd’hui. Pourtant Tu ne cesses de nous dire : « Crois seulement. » (Mc 5, 36)

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

CHANT

Il est temps de quitter vos tombeaux

R. Il est temps de quitter vos tombeaux,  De sortir du sommeil de la nuit,  D’aller vers la lumière acclamer  Le Dieu trois fois Saint ! (bis)

1. Vainqueur de la nuit, Christ ressuscité,  Tu dévoiles la face du Père.  Tu es la lumière, tu es notre joie.  Sois béni, ô Dieu qui nous libères ! 

2. Unis à ton corps, Christ ressuscité,  Tu nous mènes à la gloire éternelle.  Tu présentes au Père ceux qu’il t’a confiés.  Sois loué, reçois notre prière ! 

3. Tu donnes l’Esprit, Christ ressuscité,  Tu déverses les fleuves d’eaux vives.  Fils aimé du Père tu nous as sauvés.  Gloire à toi, pour ta miséricorde ! 

4. Roi de l’univers, Christ ressuscité,  Toi qui trônes à la droite du Père.  Tu viens dans la Gloire pour nous relever.  Ô Seigneur que s’ouvre ton Royaume !

PREMIERE LECTURE

« Des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachèrent au Seigneur » (Ac 5, 12-16)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

À Jérusalem,
    par les mains des Apôtres,
beaucoup de signes et de prodiges
s’accomplissaient dans le peuple.
Tous les croyants, d’un même cœur,
se tenaient sous le portique de Salomon.
    Personne d’autre n’osait se joindre à eux ;
cependant tout le peuple faisait leur éloge ;
    de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes,
en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.
    On allait jusqu’à sortir les malades sur les places,
en les mettant sur des civières et des brancards :
ainsi, au passage de Pierre,
son ombre couvrirait l’un ou l’autre.
    La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem,
en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs.
Et tous étaient guéris.

Parole du Seigneur.

EVANGILE

« Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean

C’était après la mort de Jésus.
        Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
    Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
    Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
    Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
    À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »
    Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
    Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »
    Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
 « La paix soit avec vous ! »
    Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
    Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
    Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
    Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Homélie du Père Maximin Noudehou sur la première lecture

Actes des Apôtres 4, 32-35

« La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. »

La communion des cœurs et des âmes est l’un des fruits de la foi. Les disciples avaient, en eux, la même vie : la vie de Dieu. Ils reflétaient la communion trinitaire. La mise en commun des biens en était une expression concrète. Il s’agit, là, d’une foi active. Chaque croyant avait conscience d’être lieutenant des trésors de Dieu. Ce qui lui appartenait, était pour le bien de tous. Ce que tous recherchaient, c’était la communion en Dieu. Les Apôtres présidaient, alors, à la charité de toute la communauté.

L’amour de Dieu et du prochain l’a emporté sur l’amour des biens. L’amour de Dieu et du prochain fait prospérer la communauté et donne sens aux biens dont nous disposons : ils sont au service de notre fraternité. « Tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun. » Une fois encore, ce bonheur n’est possible que dans la mesure où les biens ne remplacent pas le prochain… L’amour des biens les détourne de leur finalité, empêche la communion des cœurs et des âmes et porte préjudice à la vie du prochain. Dans l’expérience de la toute première communauté des disciples du Christ, il y a une restauration de la relation fraternelle que Caïn avait détériorée en tuant son frère Abel. La Résurrection du Christ nous apporte la victoire sur l’égoïsme et la convoitise en disposant nos cœurs au prochain.
Ce qui manque en ce monde, ce ne sont pas les biens mais des mains ouvertes.

Ô Christ Ressuscité, fais triompher en nous ton Amour.

Paroles du Pape François

Thomas est quelqu’un qui ne se contente pas et qui cherche, il entend vérifier en personne, accomplir sa propre expérience personnelle. Après les résistances et les inquiétudes du début, il arrive à la fin à croire lui aussi, bien qu’avançant avec difficulté, mais il parvient à la foi. Jésus l’attend patiemment et s’offre aux difficultés et aux incertitudes du dernier arrivé. Le Seigneur proclame «bienheureux» ceux qui croient sans voir (cf. v. 29) — et la première d’entre eux est Marie sa Mère —, mais il vient également à la rencontre des exigences du disciple incrédule: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains…»

Pape François, Regina Caeli, 12 avril 2015, Source : https://www.vaticannews.va/

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur. et donne la paix à notre temps: soutenus par ta miséricorde, nous serons libérés de tout péché, à l’abri de toute épreuve, nous qui attendons que se réalise cette bienheureuse espérance: l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie

Je vous salue, Marie, pleine de grâce(s) ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

Prière à Joseph

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblée.
Le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux.
Tu es béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni.
Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu,
prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours
et daigne nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.

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