Avec les vertus de l’espérance

Bonjour les amis,

On peut être surpris par la violence de la réaction des pharisiens face au bien, au geste d’amour que fait Jésus dans l’Evangile de ce jour… ou pas car c’est malheureusement souvent arrivé dans l’histoire des hommes où des personnes de bien ont été assassinées, Gandhi, Martin Luther King par exemple, ont subi des tentatives comme Jean Paul II, mais il y en a tant d’autres.
Pourquoi faire le bien peut-il provoquer une telle haine et une telle violence ? Comment peut-on en arriver là ? Ou plus couramment pourquoi s’engager de tout cœur dans une mission au service du Christ peut-il créer des réactions négatives, de l’hostilité voire des agressions verbales vis-à-vis de celui ou celle qui s’engage ?
Comment le rapport à la loi ou au bien peut-il être à ce point faussé pour en venir à vouloir la mort ou au mieux l’échec de celui qui aime, de celui fait tout pour être dans la justice et la vérité, même s’il est vrai que cela peut involontairement et inconsciemment mettre en évidence en l’autre des incohérences, des faiblesses des blessures non guéries ?
La racine de tout cela ne s’appelle-t-il pas l’endurcissement du cœur ? Un cœur si dur qu’il n’arrive plus à aimer ni même à penser clairement. Et comme nous le disait le Père Bruno Millevoye ce matin sur RCF, c’est un mal autrement plus difficile à guérir qu’une main atrophiée. Même Jésus se heurte à cette difficulté. Comme lui, peu importe les jugements et les menaces, nous pouvons faire ce que nous avons à faire par fidélité au double commandement de l’amour de Dieu et du prochain.
On voit bien dans ce texte et dans notre monde, qu’accueillir Jésus ou le refuser n’est jamais une question banale, accessoire. Accueillir Jésus, c’est accueillir une vie nouvelle, c’est nous laisser profondément renouveler par lui comme l’homme de ce texte. Au contraire, refuser de reconnaître Jésus, n’est-ce pas participer un peu à la décision de le tuer ? Sans culpabilisation inutile, Il s’agit juste de prendre au sérieux notre engagement à la suite de Jésus, car accueillir Jésus, c’est accueillir la vie.
Seigneur, nous avons confiance en Toi. Rien ne t’a arrêté, rien ne t’a découragé, ni notre Salut, Ton seul désir est que nous vivions. Aide-nous à ne pas nous décourager, à ne pas nous taire mais à ne jamais céder à la violence. Tu ne viens pas pour condamner mais pour sauver. Change nos cœurs de pierre. Touche-les, guéris-les. Attendris-nous. Fais que nous éprouvions de la tendresse pour les « pharisiens » que nous connaissons, pour celles et ceux qui nous critiquent, qui ne nous souhaitent pas de bien. Guéris leurs blessures, embrase leur cœur de Ta charité, ouvre-les à Ton visage, enrichis-les de Ton amour, et Seigneur, dis-moi ce que Tu veux que je fasse pour eux.
Unis-nous tous à ton désir de bien, de vie, à tes gestes d’amour.

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

CHANT

Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais …

PREMIERE LECTURE

« David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou » (1 S 17, 32-33.37.40-51)

Lecture du premier livre de Samuel

En ces jours-là,
le Philistin Goliath venait tous les jours défier l’armée d’Israël.
    David dit à Saül :
« Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin.
Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui. »
    Saül répondit à David :
« Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui,
car tu n’es qu’un enfant,
et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse. »
    David insista :
« Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours,
me délivrera des mains de ce Philistin. »
Alors Saül lui dit :
« Va, et que le Seigneur soit avec toi ! »
    David prit en main son bâton,
il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses
et les mit dans son sac de berger, dans une poche ;
puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin.
    Le Philistin se mit en marche
et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David.
    Lorsqu’il le vit, il le regarda avec mépris
car c’était un jeune garçon ; il était roux et de belle apparence.
    Le Philistin lui dit :
« Suis-je donc un chien,
pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? »
Puis il le maudit en invoquant ses dieux.
    Il dit à David :
« Viens vers moi,
que je te donne en pâture
aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! »
    David lui répondit :
« Tu viens contre moi
avec épée, lance et javelot,
mais moi, je viens contre toi
avec le nom du Seigneur des armées,
le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié.
    Aujourd’hui le Seigneur va te livrer entre mes mains,
je vais t’abattre, te trancher la tête,
donner aujourd’hui même les cadavres de l’armée philistine
aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.
Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël,
    et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur
ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance,
mais que le Seigneur est maître du combat,
et qu’il vous livre entre nos mains. »
    Goliath s’était dressé, s’était mis en marche
et s’approchait à la rencontre de David.
Celui-ci s’élança et courut vers les lignes des ennemis
à la rencontre du Philistin.
    Il plongea la main dans son sac,
et en retira un caillou qu’il lança avec sa fronde.
Il atteignit le Philistin au front,
le caillou s’y enfonça,
et Goliath tomba face contre terre.
    Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou :
quand il frappa le Philistin et le mit à mort,
il n’avait pas d’épée à la main.
    Mais David courut ;
arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu’il tira du fourreau,
et le tua en lui coupant la tête.
Quand les Philistins virent que leur héros était mort,
ils prirent la fuite.

Parole du Seigneur.

EVANGILE

« Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? » (Mc 3, 1-6)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus entra dans une synagogue ;
il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
    On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
C’était afin de pouvoir l’accuser.
    Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
« Lève-toi, viens au milieu. »
    Et s’adressant aux autres :
« Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien ou de faire le mal ?
de sauver une vie ou de tuer ? »
Mais eux se taisaient.
    Alors, promenant sur eux un regard de colère,
navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
il dit à l’homme :
« Étends la main. »
Il l’étendit, et sa main redevint normale.
    Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil
avec les partisans d’Hérode
contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Homélie du Père Maximin Noudehou sur la première lecture

« Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours, me délivrera des mains de ce Philistin. »
Saül et son armée n’étaient pas parvenus à desserrer l’étau des Philistins. De plus, personne ne semblait en mesure de battre le Philistin Goliath qui « venait tous les jours défier l’armée d’Israël. » Survint un jeune garçon, David, qui déclara : « Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui. » Aux yeux de Saül, il semblait naïf et inexpérimenté.
Saül et David n’avaient pas la même vision, ni la même lecture de la situation. Par conséquent, ils n’étaient pas dans la même logique. Contrairement à Saül, David considérait que Goliath avait défié le Dieu d’Israël et qu’il revenait à Dieu de relever le défi. Vu sous cet angle, il n’était qu’un instrument de l’Éternel. Son expérience personnelle de Dieu justifiait sa confiance. Celui qui, pour une brebis, l’avait, maintes fois, fait triompher des bêtes sauvages, ne saurait l’abandonner alors qu’il va se battre pour son troupeau, Israël. Quels que soient nos Goliath, il convient de nous rappeler que notre Dieu prend à son compte nos combats. Car, qui veut détruire son œuvre, qui veut détruire l’être humain, veut détruire son image. Quand l’Ennemi nous défie, c’est le Tout-puissant que, bêtement, il défie. Quand l’Ennemi nous défie, quand il s’efforce de nous inoculer le venin du découragement, c’est dans la confiance en Dieu que nous devrions nous réfugier. David nous rappelle que Dieu, au plus secret, nous prépare toujours aux épreuves qui nous attendent en nous donnant des signes de son Amour infini. Face à l’agitation de Satan, seule une démarche d’intériorité nous garantit la victoire.
Le véritable défi n’est pas l’épreuve de l’instant, mais plutôt l’amnésie spirituelle.
Quelles sont les merveilles de Dieu dans ta vie ?

« Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié. »
Face à Goliath qui comptait sur sa force et ses dieux, David s’éclipse. Il proclame que ce combat est celui du Dieu d’Israël, le Seigneur des armées. David s’appuie sur l’autorité de la Parole de Dieu (le bâton). Alors que l’ennemi marche, David s’élança et courut vers les lignes ennemies. Il se laissa porter par la force de la grâce divine, par le souffle de l’Esprit Saint pour que sa pierre atteigne sa cible.
Le torrent, c’est le quotidien de notre vie qui charrie tant de situations difficiles. C’est dans ce torrent que nos pierres sont polies. C’est dans ce torrent que les grâces divines que nous avons reçues de Dieu portent des fruits de vertus dont nous avons besoin à l’heure du combat. Et la première qui terrasse l’Ennemi, c’est l’Humilité. Armés de la Parole de Dieu, nous ne pourrions remporter aucune victoire si nous ne nous laissons pas travailler, au quotidien, par sa puissance qui nous soutient dans les épreuves. La vertu s’acquiert dans la persévérance.
Les batailles du quotidien assurent les grandes victoires de demain.

Paroles du Pape François

Jésus, l’espérance, refait tout. C’est un miracle constant. Non seulement il a fait des miracles de guérison, tant de choses : c’étaient simplement des signes, des signaux sur ce qu’il fait maintenant, dans l’Église. Le miracle de tout refaire : ce qu’il fait dans ma vie, dans ta vie, dans notre vie. Refaire. Et cela, que Lui refait, est précisément la raison de notre espérance. C’est le Christ qui refait toutes les choses de la Création le plus merveilleusement, c’est la raison de notre espérance. Et cette espérance ne déçoit pas, car Il est fidèle. Il ne peut se renier Lui-même. Telle est la vertu de l’espérance. Que le Seigneur qui est l’espérance de la gloire, qui est le centre, qui est la totalité, nous aide sur cette voie : donner de l’espérance, avoir la passion de l’espérance.

Pape François, Homélie Sainte-Marthe, 9 septembre 2013, Source : https://www.vaticannews.va/

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur. et donne la paix à notre temps: soutenus par ta miséricorde, nous serons libérés de tout péché, à l’abri de toute épreuve, nous qui attendons que se réalise cette bienheureuse espérance: l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie

Je vous salue, Marie, pleine de grâce(s) ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

Prière à Joseph

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblée.
Le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux.
Tu es béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni.
Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu,
prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours
et daigne nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.

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