Préparons notre cœur à sa venue

Bonjour les amis,

Nous continuons tous ensemble notre chemin vers Noël, et les textes du jour nous aident à continuer à préparer notre cœur :
Jean Le Baptiste nous invite à une belle attitude, celle de l’humilité profonde. Jean s’efface pour laisser la place à Jésus. C’est l’humilité qui nous permet d’élargir notre cœur accueillir la venue de Jésus.
Nous appelons la journée d’aujourd’hui le dimanche de la joie. Nous sommes tous invités à nous réjouir, non pas encore de la venue du Christ, mais simplement de l’attendre.
Alors oui, être toujours dans la joie et prier sans relâche, cela peut paraître décalé et un peu fou par rapport à ce que nous vivons actuellement, car évidemment nous devons travailler, les béatitudes nous disent qu’il faut pleurer avec ceux qui pleurent, et nous avons bien des raisons de pleurer.
Alors pour vivre ce que nous propose la Parole, je vous propose d’abord d’offrir notre travail au Seigneur pour qu’il devienne prière. Chaque action, chaque geste doit être une louange à Dieu. Et puis nous avons bien des raisons de nous réjouir, pour l’amour dans notre couple ou notre famille, pour les forces, les dons, et la santé que nous donne le Seigneur par exemple.
Mais en même temps, il est compréhensible d’être triste de tout ce qui arrive dans notre monde en ce moment, mais je vous invite à être en parallèle à cette tristesse, joyeux d’être ce que nous sommes et de toutes les grâces que le Seigneur nous donne. Je suis sûr qu’il n’y a pas à chercher longtemps pour trouver des sources de joie et de vraie joie, profonde, durable.
Ce n’est pas forcément facile de rester dans cette joie dans nous laisser embarquer par la tristesse ambiante. C’est un chemin de chaque jour, peut-être d’une vie. Alors oui, nous sommes invités quotidiennement, avec l’aide du Saint-Esprit, à discerner entre le bien de notre vie, le bien profond qu’il faut garder et dont il faut se réjouir car il nous garde vivants et lumineux, et tout ce qui me conduit au mal, toutes les angoisses, toutes les tentations mortifères que nous devons supprimer de notre vie car elles nous poussent vers les ténèbres.
« Ne soyez inquiets de rien mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce (…) » (Ph 4, 6) ; « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » (Lc 3, 4)
Nous sommes invités à adopter une attitude de disciples du Christ, faite comme Jean Baptiste de confiance, d’humilité, de lumière, de joie et de discernement.
Au-delà de savoir comment nous ancrer dans cette attitude, considérons ce cheminement comment une invitation à parler au Seigneur comme à un ami, le plus souvent possible, et à lui demander la grâce de garder l’Esprit-Saint allumé en nous.
Que le Seigneur augmente en nous la foi, et nous accorde la grâce de nous laisser conduire sur le chemin qu’Il est venu vivre au milieu de ton peuple. Que rien n’efface notre désir de vivre avec confiance et persévérance dans le monde d’aujourd’hui, et que le Seigneur nous accorde l’humilité nécessaire pour ne pas confondre la lampe et la lumière : l’une et l’autre sont indissociables mais chacune à sa place.
Seigneur, Tu nous appelles à Te servir, accorde-nous l’humilité et la fidélité de Jean, que nous restions toujours à la place à laquelle tu nous destines.

Nous vous invitons à nous retrouver ce samedi 19 Décembre en l’église de Pontcharra à 16h, pour louer, adorer, prier ensemble le Seigneur, et se réjouir de ces cadeaux qu’amène le Christ à notre humanité. Cette joie profonde, cette joie de l’espérance, qui ne s’explique pas mais se vit et se goûte, est peut-être déjà un de ces cadeaux.
Et moi, que puis-je offrir comme cadeau à Jésus pour sa venue ?

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

CHANT

Soyons toujours joyeux et prions sans cesse … le Seigneur arrive

R. Soyons toujours joyeux et prions sans cesse, En toute chose rendons grâce à Dieu !
C´est sa volonté sur nous dans le Christ. Gloire à toi, ô Seigneur notre Dieu !

1. À toi la louange est due, Ô Dieu dans Sion, Que pour toi exulte notre cœur, Tu écoutes la prière.

2. Vers toi languit toute chair, Avec ses œuvres de péché. Mais toi Seigneur tu nous pardonnes, Ô Dieu de miséricorde.

3. Heureux celui qui t´écoute Et qui demeure en ta présence. Comblés des biens de ta maison, Tu mets en nous ton allégresse.

4. Toute la création t´acclame, Les montagnes crient de joie, Les collines débordent d´allégresse, Les cris de joie, ô les chansons !

EVANGILE

« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Voici le témoignage de Jean,
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem
des prêtres et des lévites
pour lui demander :
« Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :
« Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent :
« Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? »
Il répondit :
« Je ne le suis pas.
– Es-tu le Prophète annoncé ? »
Il répondit :
« Non. »
Alors ils lui dirent :
« Qui es-tu ?
Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit :
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur,

comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question :
« Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit :
« Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne
de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où Jean baptisait.

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Méditation du Père Nicolas de Boccard (RCF)

  La pauvreté, c’est bien la marque de Jean le Baptiste. Alors que les autorités juives lui envoient des délégués pour l’interroger, il répond par la négative : « Je ne suis pas le Messie », « Je ne suis pas non plus Elie, ni le Prophète ». La seule chose qu’il arrivera à dire de lui est : « Je suis la voix qui crie à travers le désert ». Il se définit par rapport à un autre : il n’est que le porte-voix d’une Parole autre que lui et qui vient prendre chair en Marie. Un autre qui vient derrière lui, qui vient lui nous baptiser dans l’Esprit Saint et le feu. Cet autre, c’est le Christ, dont Jean-Baptiste reconnait lui-même qu’il n’est pas digne de défaire la courroie de sa sandale.

         Quelle humilité, quelle pauvreté chez Jean-le-Baptiste, tout son être est fonction d’un Autre, annonce cet Autre et témoigne de Lui. Quelle sagesse, frères et sœurs, Jean-le-Baptiste a compris cette richesse de la pauvreté. Il ne fait pas de son être, de sa vie un monde clos et suffisant ; au contraire, il reconnait et affirme sa dépendance.

        Aujourd’hui, l’indépendance est plutôt une qualité, l’autonomie, la subsistance. Mais ces valeurs viennent aussi avec leurs corolaires : la solitude, l’indifférence, le mépris et l’égoïsme qui nous enferme dans les biens temporels. La pauvreté, c’est accepter de dépendre des autres et du tout Autre : le Christ. Etre pauvre c’est espérer, c’est attendre, c’est faire confiance, c’est partager, donner, pardonner. Pour être pauvre, il faut accepter de ne pas tout maitriser, décider et commander, de ne pas faire de soi le centre du monde. La pauvreté, c’est le langage de l’amour qui fait de toute vie un don, une générosité, une expression de la charité ;

        En nous préparant à accueillir le Christ, soyons dans une joie profonde. Elle sera d’autant plus grande que nous l’attendons de toutes nos forces. La joie est liée à la pauvreté. Pourquoi il y a-t-il tant de joie dans des pays où les gens n’ont pas grand-chose, et tant de solitude et de dépression dans nos pays riches.

        Dieu vient nous sauver, et d’abord de nous-même, de nos fausses richesses et certitudes. Soyons des pauvres face au Grand Pauvre : le Christ qui vient nous révéler son incroyable amour dans le visage d’un enfant. Dieu creuse en nous–même une attente éternelle.

Homélie du Père Maximin Noudehou

« Il est venu comme témoin. »
Il s’agit de Jean le Baptiste. Sa figure intriguait. Et il était difficile de cerner sa mission.
« Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. »
L’œuvre de Dieu est toujours merveilleuse. Nous ne pouvons comprendre la fascination ou l’interrogation que Jean suscite que dans la grandeur qui caractérise l’œuvre de Dieu. Il est un homme envoyé par Dieu. Son nom qui signifie « Dieu fait grâce » est déjà très suggestif. Il est venu comme témoin. Il est comme l’aurore qui vient dissiper les dernières ombres de la nuit et annoncer le jour. L’aurore n’est pas le jour mais elle annonce le jour. C’est le jour qui lui donne sens et non le contraire.
C’est à la Lumière que tout s’éclaire.
Qui es-tu ?

Il est venu comme témoin.
Les contemporains de Jean et, plus particulièrement, les chefs du peuple, sont déroutés par le message et l’être-même de Jean. Par eux-mêmes, ils ne trouvent pas de réponse.
« Les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre. » Jean ne se considère ni comme le Christ, ni comme le prophète Élie, ni comme le prophète annoncé. Les autres n’ont pas pu cerner l’identité missionnaire de Jean. Or, ils en ont besoin pour assumer leur propre identité. Jean se présente alors comme « la voix de celui qui crie dans le désert : redressez le chemin du Seigneur. »
Jean n’a nullement voulu abuser de l’ignorance de ses interlocuteurs. Il n’a pas voulu usurper une identité. Il n’a pas voulu devenir un écran, un obstacle, une ténèbre, lui qui est envoyé comme témoin de la Lumière. Il est demeuré fidèle à sa mission. Cette fidélité exemplaire nous interpelle dans notre monde où l’apparence, le non-respect de la parole donnée, l’abus de confiance, la duplicité et le messianisme religieux ou politique sont en vogue. Comme fidèles du Christ, nous n’avons pas à prendre nos quartiers dans ses méandres.
Jean s’identifie à la voix qui crie dans le désert. Il se considère simplement comme un instrument du Seigneur. Il exprime sa relation intime avec le Seigneur. Il détourne son regard de lui-même et il nous invite aussi à porter, avec lui, le regard sur le Seigneur. Il nous fait découvrir que Dieu nous parle et que nous sommes en mesure de L’entendre ! S’il est la voix, nous sommes appelés à être les oreilles. S’il demande de redresser le chemin du Seigneur, c’est que nous sommes invités à être les hôtes du Seigneur. Dieu daigne nous visiter ! Nous sommes appelés à faciliter sa venue. Il fait de nous ses partenaires ! Notre identité nous est proposée. Jean, en ne se reconnaissant que comme la voix, met l’accent sur la démarche intérieure qui est attendue de nous ; il nous appelle à ne pas nous tromper sur l’identité du Christ. Celui, qui vient nous libérer, nous apporte d’abord la libération intérieure. C’est d’ailleurs la plus importante. Sans elle, toutes les autres sont éphémères voire illusoires. Allons à l’essentiel.
C’est à la Lumière que tout s’éclaire.
Qui es-tu ?

Il est venu comme témoin.
La réponse de Jean n’est pas comprise ; voilà pourquoi son geste baptismal est remis en cause. Mais Jean persiste à tourner leur regard vers la Lumière. « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Nous sommes appelés à nous réjouir de ce que Dieu est déjà au milieu de nous. Il est au milieu de nous dans la discrétion totale. Il est au milieu de nous de manière à susciter notre désir de Le chercher et à entretenir ce désir en nous. Il est au milieu de nous comme une interpellation à ouvrir nos yeux. Sa proximité ne doit pas nous faire perdre de vue sa magnificence. Il s’abaisse pour suppléer notre incapacité. Il s’abaisse pour que nous ne nous trompions pas de but. Notre joie devient une mission. C’est la joie des chercheurs de Dieu.
C’est à la Lumière que tout s’éclaire.
Qui es-tu ?

Seigneur, par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, donne-nous la joie de découvrir que notre identité est en Toi.

SOYEZ DANS LA JOIE !

Paroles du Pape François

Pour préparer la voie au Seigneur qui vient, il est nécessaire de tenir compte des exigences de la conversion à laquelle nous invite Jean-Baptiste. Quelles sont les exigences de cette conversion? Tout d’abord, nous sommes appelés à assainir les dépressions produites par la froideur et par l’indifférence, en nous ouvrant aux autres avec les sentiments de Jésus, c’est-à-dire avec cette cordialité et cette attention fraternelle qui se charge des besoins de son prochain. On ne peut pas avoir une relation d’amour, de charité, de fraternité avec le prochain s’il y a des «trous», de même qu’on ne peut pas avancer sur un chemin qui a beaucoup de trous. … Nous ne pouvons pas capituler face aux situations négatives de fermeture et de refus; nous ne devons pas nous laisser assujettir par la mentalité du monde, car le centre de notre vie est Jésus et sa parole de lumière, d’amour, de consolation. C’est Lui!

Angélus, 9 décembre 2018 – d’après https://www.vaticannews.va/fr/evangile-du-jour.html

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant  les  épreuves  en  cette  vie  où  nous  espérons  le  bonheur  que  tu  promets  et  l’avènement  de  Jésus  le Christ,  notre  Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie





Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

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