La merveille devant nos yeux

Bonjour les amis,

Dans l’Église, le dimanche est ce jour si particulier que nous consacrons à Dieu, pour se reposer à ses côtés, pour méditer sa Parole, seul ou en communauté. Qu’en ce jour tout notre être, notre existence, notre sens aient le désir d’être orientés pour aimer Dieu et le suivre davantage.
Reconnaissons que ce désir est pure grâce. C’est Toi Seigneur qui, du fond de notre cœur, nous appelle à Ta présence, à recevoir Ton amour. C’est Toi le premier qui est là, présent pour nous, qui nous regarde avec tendresse, qui nous écoute, qui s’intéresse à nous, comme un père, comme une mère, comme un ami, un Dieu amoureux de notre âme, un Dieu qui nous tend inlassablement la main.
Ecoutons dans la parabole de l’évangile du jour ce que Jésus nous dit de son Père, de lui-même. Ceci nous permettra peut-être d’entendre l’appel que le Seigneur nous fait à reconnaître « l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ».
Les tentations auxquelles les vignerons cèdent peuvent nous faire penser à des aspects de notre vie où des autorités, des missions de confiance nous sont confiées. Comme dans la parabole, il s’agit de toujours se rappeler que ces autorités, ces missions nous sont toujours confiées par Dieu qui nous fait la grâce de participer à son œuvre en travaillant à sa vigne.
Que dans leur exercice, nous ne soyons pas tentés de les utiliser pour nous mettre en avant ou en tirer des profits, et souvenons-nous qu’elles sont toujours des missions au service de nos frères et soeurs, pour la construction du Royaume.

Seigneur, c’est Toi qui nous a choisi, afin que nous allions et que nous portions du fruit, et que notre fruit demeure.
Seigneur, la mission que tu nous confies dans l’histoire du salut n’est pas banale.
Aide-nous à être ces bons vignerons qui reconnaissent le propriétaire, qui reconnaissent son excès d’amour pour sa vigne.
Seigneur, que nous sachions aussi accueillir l’héritier, le Christ qui a vaincu la mort
Ton Royaume est là.
Seigneur,  que nous soyons dans la joie, car Toi-même Tu prends soin de Ta vigne. Tu es notre appui, notre pierre d’angle, notre rocher.
Aide-nous à cultiver avec soin notre vigne pour qu’elle puisse produire un raisin doux pour nos frères afin qu’ils découvrent et goûte Ta bonté, Toi le maître de la vigne et le Seigneur de la Vie.
Seigneur, tout dépend de Ta volonté, et rien ne peut Te résister. C’est Toi qui as fait le ciel et la terre et les merveilles qu’ils contiennent.
Donne-nous la grâce de regarder chaque être de l’humanité comme Toi, avec un amour infini pour vivre ensemble dans l’action de grâce.

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

CHANT

La pierre qui était rejetée (Chemin neuf)

La pierre qui était rejetée
La pierre qui était rejetée
La pierre qui était rejetée
Est devenue la pierre d´angle.
Alléluia, alléluia, alléluia, amen.

EVANGILE

« Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :
« Écoutez cette parabole :
Un homme était propriétaire d’un domaine ;
il planta une vigne,
l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits,
il envoya ses serviteurs auprès des vignerons
pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,
frappèrent l’un,
tuèrent l’autre,
lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs
plus nombreux que les premiers ;
mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils,
en se disant :
‘Ils respecteront mon fils.’
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :
‘Voici l’héritier :
venez ! tuons-le,
nous aurons son héritage !’
Ils se saisirent de lui,
le jetèrent hors de la vigne
et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,
que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond :
« Ces misérables, il les fera périr misérablement.
Il louera la vigne à d’autres vignerons,
qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit :
« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux !
Aussi, je vous le dis :
Le royaume de Dieu vous sera enlevé
pour être donné à une nation
qui lui fera produire ses fruits. »

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Méditation du Père Jean-Marie Petitclerc (RCF)

Tel est le risque encouru par celui qui fait totalement confiance : ceux qui en ont bénéficié ont parfois tendance à ne pas vouloir reconnaître celui qui leur a prodiguée. Ainsi, dans la pratique de mon métier d’éducateur spécialisé, j’ai pu observer chez certains adolescents – bien sûr, et c’est heureux, il ne s’agit que d’une petite minorité, – le degré d’ingratitude vis-à-vis de la famille qui, lorsqu’ils étaient enfants, les a accueillis … ou chez certains jeunes issus de l’immigration, vis-à-vis du pays qui les a reçus …
Tel est l’état d’esprit de ces vignerons dont il est question dans cette parabole. Ils veulent se considérer comme propriétaires, et ne veulent plus rien devoir à celui qui, non seulement leur a loué cette vigne, mais leur a aussi offert toutes les conditions pour que l’exploitation soit fructueuse, par la pose d’une clôture empêchant les passants de grappiller, par l’érection d’une tour de garde empêchant l’ennemi de s’en saisir et par la fabrication d’un pressoir, permettant de faire du vin. Alors ils agressent violemment tous les représentants du maître du domaine, et vont jusqu’à tuer son fils. Et ne peut-on voir dans ce meurtre une annonce faite par Jésus de sa propre mort ?
Cette parabole des vignerons ingrats possède une forte consonance avec notre époque. Tant de nos contemporains veulent oublier ce qu’ils doivent à Celui qui leur a confié sa création, si belle avec ses merveilleux paysages et sa mère nourricière. Ils ont tendance à vouloir se considérer comme les propriétaires, n’hésitant pas à surexploiter la planète, en faisant fi de l’éthique qui leur a léguée le Créateur. Et ils s’en prennent, parfois violemment, aux symboles qui lui sont consacrés … et à ceux qui veulent continuer de porter son message…
Puissions-nous, en ce dimanche, prendre le temps de rendre grâce à Celui qui nous a confié sa création, et nous engager à prendre soin de ce merveilleux patrimoine qu’Il nous a légué !

Homélie du Père Maximin Noudehou

« Ils respecteront mon fils.« 
Jésus décrit un propriétaire de vigne très appliqué, un homme prévenant et généreux à l’égard de sa vigne. « Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. »
Nous reconnaissons là notre Dieu Créateur qui se dévoue sans réserve pour sa Création. Nous reconnaissons le Dieu de l’Alliance qui s’investit sans ménagement et offre son Amour à son Peuple afin que rien ne lui manque. Il fait tout pour que son Peuple reçoive la grâce du Salut et porte du fruit en participant à l’avènement du Royaume. Il choisit d’associer ses créatures au soin à porter à sa propriété. Nous découvrons que ce Dieu fait confiance, et que nous ne sommes pas des propriétaires
Nous sommes des hommes de confiance de Dieu
Qu’est-ce que Dieu t’a confié ?

« Ils respecteront mon fils. »
Le propriétaire de la vigne pense que le contrat de confiance sera respecté. « Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. » Les vignerons ne l’entendaient pas de cette oreille. Ils « se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. » Cette attitude de trahison n’entraîna, ni soupçon, ni méfiance, ni découragement de la part du propriétaire.  « De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. »
Notre Dieu est un Dieu patient. Sa patience est à toute épreuve. Il espère notre fidélité. Et quand nous sommes infidèles, Il espère notre conversion. Jusqu’au bout, Il nous en offre l’opportunité. Il va jusqu’à y engager tout son Être puisqu’en son Fils, Il nous a tout donné. Le paradoxe est que plus Dieu offre son Amour, plus certaines de ses créatures s’en éloignent. Plus Il montre sa Bonté plus la fausseté et la méchanceté du cœur humain apparaissent au grand jour jusqu’au rejet de Dieu. Ces aggressions, cette cupidité, ce désir entêté d’usurpation, qui va jusqu’au meurtre, prennent plusieurs formes dans nos vies. Quand nous trahissons ou sommes infidèles, quand nous manquons au commandement d’Amour de Dieu et le soupçonnons, quand nous trafiquons sa Parole, quand nous nous en prenons à ses messagers ou nous nous accaparons la reconnaissance des personnes qui nous sont confiées ou les empêchons d’aller à Dieu, quand nous les détournons de la vraie foi. Quand nous cherchons à prendre la place de Dieu, alors, nous ne respectons pas son Fils… Nous méprisons Celui qui ne sait que nous aimer.
Dieu ne sait que se donner.
Jusqu’où ira ton rejet ?

« Ils respecteront mon fils. »
Le jugement des grands prêtres et des anciens est implacable : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Mais Jésus leur fait comprendre que quoi qu’il advienne, Dieu ne détruit ne pas.
Nous sommes prompts au jugement. Nous sommes prompts à attribuer à Dieu nos pensées. Pendant ce temps, Dieu transforme tous nos chemins d’égarement en opportunité de grâce. Il ne renonce pas au Salut.
Dieu n’est point responsable de notre perte.

Seigneur, par l’intercession de la Très Sainte Vierge, puissions-nous devenir héritiers avec Toi.

Paroles du Pape François

Poursuivre les intérêts de Dieu, pas les siens

«L’autorité est un service» «pour le bien de tous» : le Pape François est revenu sur l’épisode des vignerons homicides lors de l’angélus, place Saint-Pierre, ce dimanche 4 octobre. Il a mis en garde contre la tentation pour ceux qui ont une autorité dans le peuple de Dieu de ne servir que leurs propres intérêts au détriment de ceux de Dieu.

C’est une parabole «très dure» de Jésus que le Pape François a expliquée avant la récitation de la prière de l’angélus. Celle des vignerons homicides qui n’hésitent pas à frapper, à lapider et même à tuer les serviteurs ainsi que le fils du maître de la vigne dont ils avaient soin. La vigne, c’est le peuple de Dieu, les serviteurs sont les prophètes envoyés par Dieu et le fils, c’est Jésus, lui aussi «repoussé et tué». Si Jésus prend la parole et s’adresse aux grands prêtres et aux anciens du peuple, c’est pour les avertir qu’ils sont «sur le point de prendre une mauvaise route». Jésus prévoit en effet sa passion et sa mort.

«Jésus place ses interlocuteurs face à leurs responsabilités», et avec une grande clarté, a expliqué François. Et cette mise en garde vaut aussi pour notre époque, a-t-il précisé. «Aujourd’hui aussi Dieu attend les fruits de sa vigne de ceux qu’il y a envoyés à travailler».

Ainsi, «à chaque époque, ceux qui ont une autorité au sein du peuple de Dieu peuvent être tentés de poursuivre leurs propres intérêts et non ceux de Dieu. Mais la vigne est celle du Seigneur, pas la nôtre. L’autorité est un service, et comme tel, il doit être exercer pour le bien de tous et pour la diffusion de l’Évangile», ajoute le Saint-Père. «C’est mal de voir dans l’Église de voir des gens qui recherchent leurs propres intérêts» a-t-il insisté. 

Pour être de bons ouvriers de la vigne du Seigneur, le Pape a rappelé les mots de saint Paul dans la deuxième lecture de la liturgie de ce dimanche. «Ce qui est vrai, noble, juste, pure, digne d’être aimé et honoré ; ce qui est vertu et mérite des éloges» doit être l’objet de notre engagement quotidien. «Nous deviendrons ainsi une Église toujours plus riche des fruits de sainteté, nous rendrons gloire au Père qui nous aime avec une infinie tendresse, au Fils qui continue de nous accorder le salut, à l’Esprit qui nous ouvre le cœur et nous pousse vers la plénitude du bien» a conclu François. 

Il a enfin appelé, en ce mois d’octobre, à renouveler notre engagement de prier le chapelet.

Angelus , Place St Pierre, Dimanche 04 Octobre 2020

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant  les  épreuves  en  cette  vie  où  nous  espérons  le  bonheur  que  tu  promets  et  l’avènement  de  Jésus  le Christ,  notre  Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie





Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

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