Père, ensemble, avec Jésus, nous levons les yeux pour Te prier

Bonjour les amis,

En cette journée mondiale des communications sociales, et pour approfondir la prière d’hier sur les isolements, nous pouvons méditer de nouveau sur cette conséquence de la pandémie actuelle.
Spirituellement l’isolement permet le ressourcement, médicalement l’isolement peut être protecteur.
Mais psychologiquement, il est un symptôme de souffrance, de dépression, de tristesse. Il a des effets délétères sur notre psychisme et sur notre moral. Des contacts sociaux limités entraînent des conséquences somatiques et psychologiques bien réelles : repli sur soi, humeur dépressive, anxiété généralisée, sentiments de persécution, ruminations, réactions d’hostilité… L’isolement nous confronte à nos sentiments d’impuissance, à nos peurs et à nos besoins. Les liens sociaux nous aident à conserver un équilibre de bien-être.
La solitude subie ou « créée » est un véritable fardeau. Elle affecte nécessairement notre vision de la vie et nous enferme dans une réalité construite sur des préjugés et des idées reçues. Aigreur, jalousie, irritabilité deviennent alors les composantes du comportement. Impossible de prendre conscience des richesses qui nous entourent si nous ne sommes pas aptes à communiquer, échanger et sortir de notre zone de confort.
L’isolement est avant tout un châtiment personnel et n’a rien d’objectif. Sortir de l’isolement doit être une approche volontaire. Alors, Seigneur, nous Te prions :

Seigneur Jésus-Christ, en cette période anxiogène, des milliers d’hommes et de femmes subissent l’isolement, ou ont voulu s’isoler.
Plus d’ami autour d’eux, plus personne d’autre que leur proches.
Seigneur je Te prie de tout mon cœur pour que ces personnes parviennent à Te découvrir et à T’aimer au point que Tu deviennes l’ami le plus intime qu’elles aient jamais eu.
Seigneur Jésus-Christ, n’est-ce pas au moment où tu t’es senti si seul sur la croix que ton cœur s’est pleinement ouvert au Père ?
Exhorte toutes les personnes isolées à prendre conscience que la solitude les invite, elles aussi, à un grand changement intérieur.
Je te rends grâce de les aider à se considérer jour après jour comme un être unique avec ses propres capacités et qualités.
Ainsi, le cœur pénétré de confiance, elles briseront à jamais les chaînes douloureuses de l’isolement pour se donner, se créer et Vivre.
Alors chacun ne s’attachera plus qu’au seul bonheur véritable : communiquer avec les autres pour les aimer en confiance .

« Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière » (Ac 1, 12-14)
Seigneur Jésus, Tu es ressuscité et Tu es monté vers Ton Père.
Mais malgré ton absence physique, par l’Esprit, Tu es toujours en lien avec Tes disciples, avec nous tous. Tu es toujours au milieu de nous.
Par la prière (cf lettre d’hier sur la prière d’alliance), nous sommes réellement en relation avec Toi.
Fais que nos temps de prière Seigneur, soient des occasions pour cheminer dans la joie et l’espérance.

Le Psaume du jour est une belle invitation à Te redire que Tu es notre lumière, notre chemin, à méditer sur ce que nous cherchons réellement.. Et dans nos vies agitées, quand nous sommes dans la nuit, que la peur nous envahit, que nos cœurs doutent, Tu nous redit de Te chercher sans cesse. La lecture de ce Psaume a surement fait naître en nous un désir, une appel, un émerveillement…Offrons cela au Seigneur et remercions l’Esprit-Saint de nous parler de Dieu.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.
Écoute, Seigneur, je t’appelle ! Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. » (Ps 26 (27), 1, 4, 7-8).

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

P.S. : Ce blog est le vôtre. N’hésitez pas à l’enrichir et le faire vivre avec vos réactions, prières, intentions…. Ce sera un bonheur de partager ensemble notre foi, nos doutes, nos joies,…bref ce que le Seigneur nous donne de vivre.

CHANT

Géthsémani (Glorious) Quand il n’y a plus rien, il nous reste pourtant la présence du Père à nos côtés, fidèle jusque dans nos petites morts, nos égarements, nos isolements. Je repense à Jésus, seul à Géthsémani, seul face à l’épreuve qui l’attend. Que fait-il ? Il se tourne vers le Père, dans la prière. Seigneur, donnes-nous la force de nous abandonner à Toi dans la prière, dans les moments sombres comme dans les temps lumineux de notre vie sur terre.

En ce jardin, je dépose ma vie Plus de chemin, la vérité me fuit
Plus de matin, mais cette nuit vient où tout s’éteint
Perlent en mon cœur, gouttes de sang et d’eau
Cette douleur, la peine est mon fardeau
Quelle froideur, dans cette angoisse, dans cette peur

Père Eternel, Ouvre le Ciel
Pour que Ta Grâce en moi Donne à toucher le Ciel
Donne à goûter Ta Loi Et que Ta volonté soit faîte
En ce jardin, je n’ai plus rien Que le fardeau du monde
Mon Dieu et si je tombe Que deviendra demain
Mais que Ta volonté soit faîte En ce jardin

Agenouillé, le cœur d’effroi meurtri Là où coulait, le sang de l’agonie
Touchant la terre, seul abandonné, dans ma misère
En ce jardin, où même mes amis Lâchant ma main, un à un m’ont trahi
Mais dans mon cœur, à Gethsémani, vit le Seigneur

Père Eternel, Ouvre le Ciel
Pour que Ta Grâce en moi Donne à toucher le Ciel
Donne à goûter Ta Loi Et que Ta volonté soit faîte
En ce jardin, je n’ai plus rien Que le fardeau du monde
Mon Dieu et si je tombe Que deviendra demain
Mais que Ta volonté soit faîte En ce jardin

EVANGILE

« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b-11a)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Méditation du Père François Lestang (RCF)

« Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père ».
Quand je lève mes yeux, je me détourne de moi. Quand je lève mes yeux, je me tourne vers un autre. Quand je lève mes yeux, je choisis de me redresser. Quand je lève mes yeux, je décide de retrouver l’espérance.
« Jésus leva les yeux au ciel ».
Dans ma vie, il y a ce que je vois, toutes ces réalités, tous ces soucis, toutes ces personnes autour de moi. Il y a aussi, comme nous le croyons et le confessons chaque dimanche, ce que je ne vois pas, cet univers invisible, invisible et pourtant bien réel, ce « ciel » vers lequel nous sommes invités à « élever notre cœur ». Oui, il y a plus grand que moi, oui, il y a un au-delà de mon horizon, de mes limites, de mes craintes.
Ce « ciel » vers lequel Jésus se tourne n’est pas un espace vide : c’est le lieu de l’origine, c’est le lieu de son Père. Pour Jésus, le ciel est ce lieu dont il est venu et vers lequel il va. Le ciel est cet espace de joie pleine et de communion, espace où demeurer. Pour beaucoup de croyants aussi après Jésus, désirer le ciel, c’est désirer que l’infini de Dieu nous accueille dans son amour, enfin pleinement manifesté.
Dans sa prière au Père, Jésus lui demande qu’il agisse à la fois en sa faveur et en faveur de ceux qui lui sont chers, ceux qui lui ont été confiés. Mais même ce qu’il demande pour lui, au fond, est en faveur des autres, pour qu’en le voyant et en croyant en lui, ils aient la vie éternelle. Jésus élève son cœur, il lève ses yeux et il prie le Père, pour que sa volonté soit faite, pour que son règne vienne.
Maintenant, c’est à moi, à moi de prier comme Jésus, pour que Dieu soit manifesté, glorifié dans ma vie, et pour que ceux que le Père m’a confiés soient bénis de cette même confiance. Ensemble, nous pouvons lever nos yeux, élever nos cœurs, et prier le Père.

Extraits de l’homélie de l’Abbé Link

https://carrefours.alsace

Lorsque Jésus dit : « Père, glorifie ton Fils », il parle bien de sa mort, mais d’une mort pour la vie. En Jésus, la mort n’est pas mortelle, elle est un mourir vers le Père, où Jésus est et reste Fils, où le Père l’engendre dans une éternelle plénitude. Jésus meurt en Fils et ainsi glorifie le Père.
La vertu filiale par excellence, c’est l’obéissance et Jésus, non sans combat (cf. He 5,8), s’est soumis à la croix, devenant obéissant jusqu’à la mort (Ph 2,8). En acceptant la mort, Jésus consent à n’exister que par le Père. Il pose l’acte absolu d’amour que jamais personne n’avait pu poser.
Mourir filialise Jésus. « En tes mains, je remets mon esprit ». Jésus meurt filialement. « Cette mort est immense, à la mesure de sa filiation ». Glorifiant le Père dans sa mort, il est ainsi glorifié comme Fils par sa résurrection. Le Père a entendu sa prière. La Résurrection du Fils en est la réponse. Elle est le déploiement de la gloire de sa divine filiation.
Jésus retrouve cette gloire qu’il avait auprès du Père avant que fut le monde (Jn 17,5). La mort de Jésus sans la Résurrection serait insensée. Saint Paul le dit bien : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vide est notre foi » (1 Co 15,17). Mort et Résurrection du Christ sont inséparables. La mort fait passer Jésus de ce monde au Père (Jn 13,1) et la Résurrection est entrée dans la vie filiale, elle est naissance à ce pour quoi le Fils est engendré depuis toute éternité. Comme tout homme, Jésus devait mourir, mais afin de ressusciter.

Faisons le lien entre la pâque glorifiante du Christ et notre propre chemin de vie. La glorification de Jésus nous concerne car il dit dans sa prière au Père, en parlant de ses Apôtres : « Je trouve ma gloire en eux » (Jn 17,10). Que nous faut-il comprendre ? Comme aux Apôtres, Jésus nous fait découvrir le nom du Père, de notre Père (Jn 17,6). La mission de Jésus est de conduire tout homme au Père. Qui vit lié au Père a la vie éternelle, car relié à la source de sa vie, il ne peut mourir. Jésus a glorifié le Père sur la terre (Jn 17,4), en permettant à tout homme de devenir fils comme Lui, ou plutôt fils en Lui. En celui qui vit en disciple de la Parole de Dieu (Jn 17,6), Jésus trouve sa gloire de Fils, il se reconnaît.
Jésus veut désormais être glorifié en chacun de nous ! Sa mort glorifiante se prolonge dans notre vie. Si notre vieil homme est émondé par la Parole de Dieu, c’est pour filialiser notre être. La Résurrection est déjà à l’œuvre en nous pour que se lève cette « créature nouvelle », cet être filial qui sommeille en nous. L’image divine, nous l’avons. La ressemblance, elle, est à conquérir par le labeur de notre conversion. Notre devenir n’est pas dans une quelconque gloire terrestre et éphémère. Notre devenir est céleste. Être fils dans le Fils, voilà notre gloire. Dès aujourd’hui, que notre être, notre attitude, nos actes, nos paroles soient filiaux et Jésus trouvera sa gloire en nous et il nous attirera dans sa propre gloire. Entends notre prière, Seigneur : nous croyons que le Sauveur des hommes est auprès de toi dans la gloire ; fais-nous croire aussi qu’il est encore avec nous jusqu’à la fin des temps, comme il nous l’a promis.

Résumé de l’audience générale du Pape François

Bibliothèque du palais apostolique Mercredi 20 mai 2020

Frères et sœurs, poursuivant notre catéchèse sur la prière, nous méditons aujourd’hui sur le mystère de la création. La vie, le simple fait d’exister, ouvre le cœur de l’homme à la prière. La première page de la Bible ressemble à un grand hymne d’action de grâce où le récit de la création célèbre la bonté et la beauté de tout ce qui existe. Au sommet de la création se trouve l’homme, motif de satisfaction et de joie. La beauté et le mystère de la création génèrent dans son cœur le premier élan qui suscite la prière.
Bien qu’étant très fragile, l’être humain est l’unique créature consciente de tant de beauté dans l’univers. C’est pourquoi la prière de l’homme est étroitement liée au sentiment d’émerveillement. La relation à Dieu est la grandeur de l’homme : son intronisation. Par nature, nous sommes presque rien, mais par vocation nous sommes les fils du grand Roi. La prière est donc la première force de l’espérance. Pour les hommes et les femmes de prière, la vie est remplie d’une grâce dont ils s’émerveillent et en tant que telle elle doit toujours être défendue et protégée. Les hommes et les femmes qui prient savent que l’espérance est plus forte que le découragement ; que l’amour est plus puissant que la mort et que sur leur visage se reflète un éclat de lumière. Nous sommes tous porteurs de joie. La vie, don de Dieu, dans sa brièveté ne doit pas être vécue dans la tristesse car nous sommes les enfants du grand Roi, capables de lire sa signature dans toute la création.

Notre Père

Unis dans le même Esprit, nous pouvons chanter avec confiance la prière que nous avons reçue du Sauveur :
Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant  les  épreuves  en  cette  vie  où  nous  espérons  le  bonheur  que  tu  promets  et  l’avènement  de  Jésus  le Christ,  notre  Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Marie, Ô Mère de miséricorde

Ô Mère de miséricorde, 
Marie, intercède pour nous. 
Tu reçois nos peines et nos souffrances, 
Marie, intercède pour nous.  

R. Ave, ave, ave Maria. 
Ave, ave, ave Maria.  


Avec toi, nous contemplons la croix, 
Marie, intercède pour nous. 
Apprends-nous à vivre dans la foi,  
Marie, intercède pour nous.  

Près de nous demeure dans la nuit,  
Marie, intercède pour nous. 
Par sa mort, Jésus nous donne vie,  
Marie, intercède pour nous.  

Tu témoignes de Jésus vainqueur, 
Marie, intercède pour nous 
Sa puissance vient changer nos cœurs, 
Marie, intercède pour nous.  

Avec toi, nous invoquons l’Esprit, 
Marie, intercède pour nous 
Don du Père pour nous aujourd’hui, 
Marie, intercède pour nous.
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