Ne crains pas, crois seulement

Chers amis,

« Ne crains pas, crois seulement. » (Mc 5, 36) Voilà ce que dit Jésus à Jaïre dont la fille est en train de mourir. Ces deux verbes, craindre et croire, sont les deux mêmes que Jésus avait adressés aux disciples au milieu de la tempête : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (Mc 4, 40)
N’est-ce pas une invitation pour les disciples et pour nous bien sûr à imiter la foi de cet homme qui, même lorsqu’il apprend la mort de sa fille, est invité à croire. C’est plus qu’une tempête que Jaïre traverse, il s’agit de la mort d’un enfant, de quoi dévaster n’importe qui, et pourtant il continue à avoir confiance et reste obéissant à Jésus. N’est-ce pas cela la foi ? Croire en ce qu’on ne voit pas et que l’on attend, que l’on espère de tout notre cœur ? Et n’est-ce pas un bel encouragement pour nous aujourd’hui. Acceptons-nous de faire confiance à Jésus dans les tempêtes de notre vie, même quand il est question de vie ou de mort ?
« Nous demandons à Dieu beaucoup des guérisons de problèmes, de besoins concrets, et ce bien de le faire, mais ce que nous devons Lui demander instamment c’est une foi chaque fois plus solide, à fin que Le Seigneur renouvelle notre vie. » (Benoît XVI)
Seigneur, nous voulons Te dire ce qui en nous a besoin de guérison. Nous croyons fermement que Tu peux nous guérir, mais surtout que Ta volonté soit faite ! Ta grâce nous suffit !

Belle prière à tous,
Nathalie et Pascal

CHANT

Ne crains pas

Ne crains pas, je suis ton Dieu,
        C’est moi qui t’ai choisi, appelé par ton nom.                        
        Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.                                     
        Ne crains pas, car je suis avec toi.                                          
 
Toi, mon serviteur, je te soutiendrai,
Toi, mon élu que préfère mon âme.
Je mettrai en toi mon Esprit,
Je te comblerai de mon Esprit.

 Ne crains pas, je suis ton Dieu,
        C’est moi qui t’ai choisi, appelé par ton nom.                        
        Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.                                     
        Ne crains pas, car je suis avec toi.                                          
 
Le Seigneur m’a appelé dès le sein de ma mère,
Il a prononcé mon nom.
C’est lui qui m’a formé pour être son serviteur,
Le témoin de sa gloire.

Ne crains pas, je suis ton Dieu,
        C’est moi qui t’ai choisi, appelé par ton nom.                        
        Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.                                      
        Ne crains pas, car je suis avec toi.                                          

PREMIERE LECTURE

« Mon fils Absalom ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ? » (2 S 18, 9-10.14b.24-25a.30 – 19, 4)

Lecture du deuxième livre de Samuel

En ces jours-là, dans sa fuite,
    Absalom se retrouva par hasard en face des serviteurs de David.
Il montait un mulet,
et le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand térébinthe.
La tête d’Absalom se prit dans les branches,
et il resta entre ciel et terre,
tandis que le mulet qui était sous lui continuait d’avancer.
    Quelqu’un l’aperçut et avertit Joab :
« Je viens de voir Absalom suspendu dans un térébinthe. »
    Joab se saisit de trois épieux
qu’il planta dans le cœur d’Absalom,
    David était assis à l’intérieur de la double porte de la ville.
Un guetteur allait et venait sur la terrasse de la porte,
au-dessus du rempart ;
comme il regardait au loin,
il aperçut un homme seul qui courait.
    Le guetteur cria pour avertir le roi,
et le roi dit :
« S’il est seul,
c’est qu’il a une bonne nouvelle à nous annoncer. »
    Le roi lui dit :
« Écarte-toi et tiens-toi là. »
Il s’écarta et attendit.
    Alors arriva l’Éthiopien, qui déclara :
« Bonne nouvelle pour mon seigneur le roi !
Le Seigneur t’a rendu justice aujourd’hui,
en t’arrachant aux mains
de tous ceux qui se dressaient contre toi. »
    Le roi demanda :
« Le jeune Absalom est-il en bonne santé ? »
Et l’Éthiopien répondit :
« Qu’ils aient le sort de ce jeune homme,
les ennemis de mon seigneur le roi,
et tous ceux qui se sont dressés contre toi pour le mal ! »
    Alors le roi fut bouleversé,
il monta dans la salle au-dessus de la porte,
et il se mit à pleurer.
Tout en marchant, il disait :
« Mon fils Absalom ! mon fils !
mon fils Absalom !
Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ?
Absalom, mon fils ! mon fils ! »
    On alla prévenir Joab :
« Voici que le roi pleure : il est en deuil d’Absalom. »
    La victoire, ce jour-là, se changea en deuil pour toute l’armée,
car elle apprit ce jour-là
que le roi était dans l’affliction à cause de son fils.
    Et ce jour-là, l’armée rentra dans la ville à la dérobée,
comme se dérobe une armée qui s’est couverte de honte
en fuyant durant la bataille.

Parole du Seigneur.

EVANGILE

« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)

Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
    Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
    et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
    Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
    Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
    – elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –…
     cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
    Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
    À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
    Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
    Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
     Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
    Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
    Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »
    Comme il parlait encore,
des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue,
pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
    Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
    Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
    Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
    Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
    Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
    Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
    Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
    Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

– Acclamons la Parole de Dieu : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Homélie du Père Maximin Noudehou sur la première lecture

« Alors le roi fut bouleversé, il monta dans la salle au-dessus de la porte, et il se mit à pleurer. Tout en marchant, il disait : « Mon fils Absalom ! mon fils ! mon fils Absalom ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place Absalom, mon fils ! mon fils ! » »

_Voilà un coup d’État manqué.
Le roi David avait remobilisé son armée pour contrer la conspiration de son fils. Les partisans d’Absalom furent mis en déroute car le Seigneur est du côté de David. Absalom avait pris la fuite sur un mulet. « Le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand térébinthe. La tête d’Absalom se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre, tandis que le mulet qui était sous lui continuait d’avancer. Quelqu’un l’aperçut et avertit Joab : « Je viens de voir Absalom suspendu dans un térébinthe. » » Bien que David avait recommandé à tous d’épargner son fils, Joab, dans sa haine planta trois épieux dans le cœur du jeune homme ainsi suspendu. Informé, David pleura amèrement son fils. Son cœur de père était dévasté.

Le mulet symbolise, ici, l’entêtement et la folie. Dans notre vie spirituelle, quand il nous sert de monture, alors c’est pour notre perte. L’expérience d’Absalom nous rappelle que Dieu est du côté de la vérité et non de la ruse. Il est du côté de l’humilité et non de prétention et de l’orgueil. Il est du côté de l’amour et non de la haine. Il est du côté de l’honneur dû aux parents. Ce dernier point se révèle parfois un véritable lieu d’épreuves et de souffrances. Mais, c’est toujours une source de grâces, malgré les apparences. Prions pour tous ces enfants qui ont une relation difficile avec leurs parents, pour quelque raison que ce soit. Prions pour ces parents dont les comportements poussent, parfois, les enfants à la rébellion, à la haine et à l’indifférence.
Une fois encore, le cœur de David se révèle un cœur aimant et plein de compassion. Il nous renvoie l’image du Cœur de Dieu. Comme Roi, Il combat nos conspirations, nos révoltes et nos iniquités. Comme Père, Il nous aime, nous protège et nous fait miséricorde. Et, à l’heure de l’accomplissement de notre Salut, c’est le Fils qui, suspendu entre ciel et terre, aura le Cœur transpercé d’une lance, non par désobéissance mais par amour pour nous. Car « le châtiment, qui nous procure la paix, est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. » (Isaïe 53, 5) Dieu pleure toujours la perte de ses enfants. Prions pour tous ces enfants que l’amour parental a perdu.
Dieu combat le Péché, mais Il aime le pécheur.
Dieu combat le Péché parce qu’Il aime le pécheur.
Descends de ton mulet.

Seigneur, nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-les.

Paroles du Pape François

Telle est la miséricorde de Dieu. Nous devons avoir du courage et aller auprès de Lui, demander pardon pour nos péchés et aller de l’avant. Avec courage, comme l’a fait cette femme. De plus, le « salut » revêt plusieurs caractéristiques: avant tout, il restitue la santé à la femme ; puis il la libère des discriminations sociales et religieuses ; en outre, il réalise l’espérance qu’elle portait dans le cœur en éliminant ses peurs et sa gêne ; enfin, il la rend à la communauté en la libérant de la nécessité d’agir de manière cachée. Ce que Jésus donne est un salut total, qui réintègre la vie de la femme dans la sphère de l’amour de Dieu et, dans le même temps, la rétablit dans sa pleine dignité.

Pape François, Audience générale du 31 août 2016, Source : https://www.vaticannews.va/

Notre Père

Notre Père qui es aux Cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous  aujourd’hui  notre  pain  de  ce  jour.
Pardonne  nous  nos  offenses,  comme  nous  pardonnons  aussi  à  ceux qui nous ont offensé.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur. et donne la paix à notre temps: soutenus par ta miséricorde, nous serons libérés de tout péché, à l’abri de toute épreuve, nous qui attendons que se réalise cette bienheureuse espérance: l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, Amen !

Seigneur  Jésus-Christ,  tu  as  dit  à  tes  Apôtres  :  « Je  vous  laisse  la  paix,  je  vous  donne  ma  paix ». Ne  regarde  pas  nos  péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Prière à Marie

Je vous salue, Marie, pleine de grâce(s) ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

Prière à Joseph

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblée.
Le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux.
Tu es béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni.
Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu,
prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours
et daigne nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.

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